samedi 11 février 2012
Donnons la chance à la paix
LA PAIX ! Quel mot agréable à entendre ! Il évoque le calme, la tranquillité et l’affranchissement de la crainte.
A l’heure actuelle, le Congo est inquiet. La paix ne règne pas sur l’ensemble de son territoire. Les habitants de l’Est vivent dans l’inquiétude d’une paix introuvable.
A voir les pleurs jaillir des fronts courbés, se déporter en masse vers les havres incertains au moment où se joignent les énergies de paix, la consternation n’explique pas la raison.
Se lasser de tout, parce que l’on juge hypothétique le rôle de la trêve, la paix ne produit d’heureuse conjonction avec les principes et les valeurs qui l’inspire.

L’espoir pour le Congo, c'est d’avoir confiance en l’avenir, de s’abstenir du découragement et de ne jamais croire aux préjugés d’arrière-pensées mettant en péril le destin commun.
Même si l’on se voit en retard du jour fixé, il est judicieux de prendre le temps en patience. Rien ne s’oppose à l’importance accordée à la paix.
La foi ne s’écarte pas de l’espérance. Restons attachés à nos attentes communes. Et quoi qu'il s’attardent à s’accomplir, sa réalisation ne sera pas en retard. Elle aboutira dans le délais, tel que prévu. J’y tiens fort à cela.
Ne cédons donc pas à l’inquiétude. Et ne doutons pas du succès. Les faits répondent aux questions qu’on se pose. Les maux du Congo ne sont pas consécutifs aux temps. Ils résultent d’un facteur de raisonnement. Si l’on croit à la paix et l’on s’y tient, la constance aboutit à la concrétisation du dessein. Mais si l’on veut la paix, sans y croire, on ne pourra la rendre possible.
La paix est un effort sincère. Un compromis des braves. Elle est dans sa signification la plus étendue, la clé du bonheur national et familial. D’autant qu’elle apporte la sécurité, le progrès, le confort de l’expansion et le bien-être affectif, par la spontanéité de la tranquillité d’esprit.A celui qui a foi, la paix ne se fixe pas sur le temps. Elle réside sur l’efficacité et l’obstination d’aboutir au résultat. Le résultat qui soit le plus grand bien que l’on puisse donner et recevoir.
Il y a longtemps, un vieil adage fait remarquer combien il est satisfaisant d’avoir une paix réelle que précaire. C'est-à-dire une paix conforme au bonheur de la société. Et non celle bâtie sur le ressentiment et la détresse.

Sous ce rapport, le Congo et son Peuple ont besoin d’une paix pacifique. Une paix mettant fin à tout ce qui attise et engendre les conflits.
A cet égard, le Plan Amani, conçu au niveau international et l’Acte de Goma, initié par le Président de la République sont une base fondamentale du cadre de résolution.
Pour cela, ne perdons pas de vue l’absolu majeur. Le Congo a le devoir de prendre ses responsabilités. De privilégier un climat rendant facile la cœxistence pacifique pour que règne la paix, l’unité et la fraternité parmi le Peuple du Congo. En mettant l’accent sur le respect de la dignité humaine.
A l’affronté douloureux, nous devons préférer le dialogue et l’échange d’idées permettant de partager un point de vue tangent, visant le règlement irrévocable du conflit. Dans l’absolu d’en finir avec le cycle du ressentiment, de la haine et de toutes les formes de rancune et d’insécurité.
Dans la fidélité aux valeurs de Paix, Justice et Travail, incarnant le devise de la République, le Congo a le devoir d’assumer son Histoire.
Parce que nul ne doit être exclus des valeurs auxquelles nous croyons, le Congo se doit d’être ouvert à la paix et d’instaurer un dialogue franc et sincère. Un dialogue ayant une étroite inférence entre les initiatives conscientes de nos liens ascendants et la prise en compte des réalités locales des provinces de l’Est et du contexte régional. Car nous devons vivre en paix avec nous-mêmes ainsi qu'avec nos voisins, dans une atmosphère de concorde et de fraternité plus grande.
En s’ouvrant aux autres, le Congo devra rendre accueillante les idées différentes. Parce qu’elles ont aussi des choses utiles à nous apprendre pour un règlement facile et simplifié des différents auxquels le pays est confronté. Tout en présumant qu’il n’y pas de conflit du monde qui ne peut être résolu.

Dans ce bel esprit, j’ai la foi que nous parviendrons à la résolution effective avant fin 2008, sur la base des accords soutenus, par les Nation Unies, l’Union africaine et la Communauté internationale.
A vue d’œil, ce délai rapproché pour un règlement intégral paraît court et aberrant. Mais pour ma part, j’ai conscience que le dessein n’est pas impossible. Il est faisable que nous arrivons à réaliser la paix d’ici la fin de l’année. Il nous suffit de faire un effort poussé dans ce sens pour que tout devienne possible.
Une paix, juste est durable n’est pas éloigné de nous. Il se trouve dans le cœur de chacun. Dans la mesure où le cœur est source de paix. Il est la raison fondamentale de nos pensées, de nos paroles et de nos actions. Il est le siège de nos mobiles et la force de vouloir. Et nul autre que soi-même ne peut voir et savoir ce qui est dans son for intérieure et décider en vertu de ce qui est droit. Si notre cœur tient à la paix, nous pouvons, à forte raison, parvenir aujourd’hui même au règlement du conflit, sans attendre demain.
Dans le cas contraire, il est préférable de marcher sur la voie de l’amour de l’autre pour rencontrer la paix, avant que le soleil ne se couche sur nos désirs et nos espoirs. Cela en vaut la peine afin qu'on ne s'éternise à l'infini sur le chemin pavé d'obstacles.
A vue d’esprit, considéré dans son acceptation du bien, la paix ne dépend pas de beaucoup d’amplitude. Il ne dépend que de la condition du cœur, dans l’exercice de la volonté. Et guidé par cette force morale, faite d’énergie inépuisable, je n’ai aucune réticence à saisir la réalité pour résoudre le conflit que traverse le Congo. Parce que je ne suis pas traditionnel et je n’ai pas l’esprit archaïque qui se repli sur l’anathème, le rejet et l’exclusion.

Je crois à la paix et j’y tiens fort. Je suis inébranlable dans l’obstination d’accomplir une véritable renaissance pour combler les attentes et faire entrer le Congo dans une ère prometteuse sans précédent. Une ère féconde dans laquelle la paix, la sécurité et la prospérité seront à profusion pour chaque habitant.
Je suis réaliste et novateur. Mes valeurs sont celles du bienfait que procurent la liberté, l’ordre, l'équité, le travail, le partage, la responsabilité, la fraternité et le bonheur national. Je ne veux pas d’un Congo égoïste, inhumain et ancien. Je veux un Congo moderne. Un Congo de la création et de l’innovation. Un Congo qui chérit tous ses fils et ses filles et intègre dans la Nation, les habitants venus d’horizon divers, quelles que soient les origines, la croyance, la couleur de race et le choix de vie. Je veux un Congo en rupture franche avec le tribalisme, la discrimination et le rejet de toute sorte.
Soyons donc lucides pour l’instauration d’une paix satisfaisante. Ne laissons pas les propos pleins d’intrigues nous désunir et compromettre la réalisation de l’idéal poursuivi. Nous avons tant d’innovations à faire ensemble dans le domaine de l’expansion et de la Recherche inédite pour le bien d’un monde meilleur. Des innovations à même de révolutionner la vie moderne dans son ensemble. J’ai la certitude que le succès est large si nous avons la majesté et la bienveillance de balayer les malentendus qui n’ont pas lieux d’être sur la compréhension qui préside les rapports humains. Pour ma part, je suis convaincu qu’il y a place de s’adapter aux circonstances particulières de l’œuvre commune pour le bien de tous.
Nous sommes le Peuple d’un seul pays, d’une même Nation et d’une même République, dans la loyauté à l’égard de l’idéal auquel le Congo est attaché.
Nous avons face à nous un Vrai choix. Un choix d’avenir. Notre destin n’est pas marqué au sceau du passé. Il est tourné vers le futur radieux. C'est pourquoi, j' insiste sur le point suivant. Ne nous laissons pas tromper et ne prêtons pas oreille à ceux qui parlent en mal de notre Nation commune. Le Congo ne peut renier son Histoire ni décevoir ses Alliés. Il est capable de réaliser la paix et d’amorcer des transformations profondes et rapides. Des transformations permettant de réformer le pays, de changer le quotidien et d’innover le vivre ensemble. De sorte que l’attachement à la Nation en soit resserré.
L’espoir pour le Congo, c’est d’unir nos forces, nos talents et nos savoir-faire. De nous donner tout entier au relèvement national, pour rendre à chacun l’honneur et la fierté d’être de la Nation congolaise.
En travaillant d’arrache-pied pour la patrie, nous travaillons aussi pour le bien de l’humanité. Cette tâche universelle nous incombe depuis la fondation du monde. Car chaque Nation de la planète a la responsabilité d’apporter sa part de progrès à l’émergence d’un monde meilleur. Remplissons merveilleusement notre devoir, en s’impliquant davantage dans la résolution des grands défis de notre temps. Il en va de l’estime de notre pays, de son destin et de celui des générations futures.
Mon engagement peut paraître téméraire, parce que je crois à la paix et je veux la rendre possible. Mais illustre en soi la haute idée que je me fais du Congo, de la République, du mieux vivre de tous et de l’exigence de résultats.
Faites-moi confiance. Et donnons la chance à la paix.
Avec l’énergie d’un nouvel idéal, nul ne sera déçu. Nous ferons entrer dignement le Congo dans ce siècle de la modernité qui tisse déjà son devenir. Je vous le promets.
Ensemble, nous le ferons.
Alain Matumona
Congoavenir.com
Mise en ligne le 14.11.2008
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Congo Avenir 2006