Un congo sûr et prospère

Au moment où le regard de la RD Congo se tourne vers les Etats-Unis d’Amérique pour trouver un rayon d’azur à travers les vertus de la coopération bilatérale, le Congo sûr et prospère souhaite exprimer à l’Amérique avec déférence son ambition et ses convictions les plus nobles.
Les Etats-Unis et le Congo sont unis par un lien d’amitié fécond et de partenariat historique.
L'Amérique est depuis toujours des nôtres dans nos aspirations à se disposer d'un avenir grandiose.Ce lien d’exception qu’aucune circonstance ne pourra défaire l’enjeu ni délier l’espérance est un puissant levier d’action auquel le Peuple Congolais attache une importance cruciale dans l’édification de son destin.
Ce lien stratégique fort que je renforcerai dans le cadre de l’expansion de l’Arc de liberté et de prospérité, je me sens profondément lié à lui par notre vaste communauté de pensée, de culture, de l’échange et du partage. D’autant que j’ai toujours manifesté mon estime, ma confiance et ma solidarité envers l’Amérique et nos Alliés sur le consensus de la direction générale que doit prendre le monde dans la résolution des problèmes de l’humanité.
Le Congo est aujourd’hui à la croisée de son devenir présent et futur. En 2006 notre pays a organisé des élections démocratiques de son histoire. Celles-ci ont été rendues possibles par la contribution majeure de l’ONU et de la Communauté internationale. Et celle en particulier de l’Allemagne , de la Belgique, du Canada, de la Chine, des Etats-Unis, de la France, du Japon, de la Russie, du Royaume-Uni et de l'Union africaine; sans oublier la générosité majestueuse des Nations arabes.

Je salue cet engagement vigoureux qui nous a permis de sortir de l’impasse de l’instabilité incessante.
L’espoir né de cette synergie universelle ne peut s’arrêter aux premières difficultés venues. Il est nécessaire qu’il soit poursuivi tant s’en faut pour éviter que le Congo ne reproduise les erreurs du passé au fur et à mesure qu’il s’éloigne du respect des valeurs fondées sur la dignité humaine, l’Etat de droit, le pluralisme, la tolérance, la non-discrimination, l’égalité entre les femmes et les hommes et les droits des personnes appartenant à des minorités.
Le Congo tant espéré ne se résout à l’exigence de paix et de vivre ensemble. Tous ses habitants ne jouissent de la même tranquillité sur toute l’étendue de la République.
Si la quasi-totalité du territoire vit un tant soit peu dans la quiétude quotidienne, nos concitoyens dans les contrées de l’Est sont opprimés par l’insécurité persistante qui les arrache de leur foyer au péril de leur vie.
Ils sont contraints à l’errance massive, allant de village en forêt, de savane en montagne à tel point que le doute et la détresse remplacent la confiance dans la foi de beaux jours.
L’énorme travail fournit par la Monuc pour étendre la paix partout dans le pays et lequel mérite la reconnaissance de notre Nation est constamment déconstruit par les conflits d’intérêts égoïstes.
Dans cet état de fait inacceptable, nos concitoyens de l’Est attendent impatiemment bénéficier des acquis des élections qu’ils ont contribué à conquérir.
Il serait inconséquent que des milliers de nos frères et soeurs dont l’abnégation pèse d’un poids actif dans les annales de notre histoire soient abandonnés dans le déni des droits.
Le temps nous appelle à réaliser les promesses de paix à l’égard de deux provinces de l’Est en instaurant un dialogue constructif profond où tout serait mis sur la table, aussi bien la question de la décentralisation régionale souhaitée par les populations locales concernées que celle de l’intégrité territoriale.
Le Nord et le Sud Kivu ne sont pas deux entités adversaires. Ce sont deux territoires unis au sein d’une même République aspirant chacun à vivre un avenir pacifique plus beau. J’ai confiance dans les avancées claires et significatives engagées sur ce point par les acteurs mandatés.
Le recours à la force pour le règlement des divergences inhérentes à l’égoïsme primaire ne sert nullement les intérêts de notre Nation tolérante, fraternelle et ouverte à la diversité.
L’usage de la violence sous toutes ses formes n’est pas l’antidote aux problèmes que traverse le Congo. Il contribue à l’occurrence à susciter une tragédie plus grande que les désaccords à résoudre. Et de surcroît, il ne correspond pas à l’image positive de l’Afrique nouvelle.
Les conflits ne sont pas inéluctables. Sans fixer un horizon indépassable, nous devons nous employer au dialogue de fond dans un esprit de confiance mutuelle en s'abstenant de solliciter les peurs et les contraintes contradictoires.
Même si celui-ci pendrait plus de temps qu’il n'en faudrait pour sceller la paix des braves et aboutir à la sécurité pour tous, nous devons travailler à trouver un consensus entre les opinions diamétralement opposées. C’est le seul moyen démocratique pour y parvenir.
Le respect de la vie humaine surpasse toute considération générant des drames humanitaires. Le Peuple Congolais trouve incompréhensibles les déclarations de principes sans fraternité et sans lendemain.
Tout ce que nous avons besoin aujourd’hui, c’est de rompre avec l’immobilisme et les antagonismes paralysants.
Notre priorité est de construire tous ensemble un meilleur destin. D’assurer aux habitants un avenir stable et bénéfique à toute la région des Grands Lacs, à tous les pays de l’Afrique centrale jusqu’aux extrémités de notre continent et aux confins du monde qui nous entoure.
C’est dans cette ambition que je partage le souci de nos partenaires pour accomplir le vrai changement auquel aspirent le Congo.
Il n’y a pas à ce jour ni dans un proche avenir d'excellente issue au projet de destin national que j’ai construit pour procurer à tous les habitants, sans distinction, le bonheur national et la prospérité.
Je ne suis pas un homme du passé. Je suis un homme de modernité. Un homme tendu par la ferme volonté de mettre fin à la pauvreté, à la misère, au chômage et à l’absence des droits humains.
Je connais la souffrance de notre Nation. La réponse à nos attentes ne peut provenir de la mal gouvernance, de l’égoïsme d’Etat, de l’injustice et de l’arbitraire, de l'abandon de la population et de la mise en cause de l’Occident dans nos échecs.
La vraie solution procède d’un seul déterminant : la priorité imprescriptible d’offrir à chaque habitant une vie digne de richesses de notre immense pays par le résultat de notre effort au travail et de notre créativité dans la construction d’un Congo uni, sûr, humain, prospère et juste.
L’intérêt commun exige que nous retrouvions au plus vite les principes sains de la République.
C’est le sens de la détermination pour laquelle j'ai pour ambition de présider aux destinées de notre Nation afin qu'elle retrouve le dynamisme économique et la cohésion sociale.
Le Congo a besoin que tout ce qu’il compte d’énergies créatives se rassemble dans un immense effort de renouveau pour nous donner les meilleures capacités d’atteindre rapidement le progrès et la prospérité.

Ensemble, nous accomplirons un changement profond vers l’innovation ne laissant personne sur le bord du chemin. Je mesure l’espérance qui nous attend pour d'énormes possibilités de développement que seuls les mots ne suffiraient à exprimer.
Je veux un Congo au travail. Un Congo dynamique, accueillant à tous les siens, fier de sa diversité et respectueux des habitants qui le composent.
Dans ce sillon de transformation et de nouvelles manières de gouverner, je vais mettre bon ordre dans nos finances publiques, supprimer le gaspillage, réduire les dépenses de l’Etat, présenter au pays tous les trois mois les comptes parfaits de la Nation et porter à la connaissance du Peuple la dotation présidentielle, le salaire des ministres et la rémunération des élus du Parlement.
La clarté sur les finances est le premier facteur de bonne gestion.
Avec l’Economie fondamentale, le chômage sera vaincu et éradiqué. Je veux donner à chaque habitant un emploi retribué au salaire de prospérité, en stimulant la croissance économique par l’octroi du pouvoir d’achat fort à toute la population et les performances de nos entreprises par la suppression intégrale des charges pesant sur l’activité du travail.
Avec le capitalisme-social aucune personne ne sera dans la pauvreté. Je veux assurer à tous le bien-être constant et le respect des droits humains en favorisant l’accès généreux à la santé, aux savoirs, à une culture diversifiée, aux nouvelles technologies et à la pratique du sport.
Avec le vrai changement, je veux donner un sens à la grandeur du Congo sur le plan international. Je veux restaurer la crédibilité et le dynamisme de notre politique étrangère en renforçant la présence congolaise au sein de l’Union africaine, en privilégiant l’essor d’une coopération économique, culturelle et écologique créative avec les Nations du monde.
Je suis pénétré de la lourde responsabilité du devoir qui m’incombe. Le Peuple congolais et nos partenaires au développement peuvent en être certains que je n’y faillirai pas et ils ne seront en aucune façon déçus de l’opportunité que représente le vrai changement pour le Congo.
De tout cœur, construisons ensemble ce grand choix que je vous confie avec affection.
Alain Matumona
Congoavenir.com
Le 26.10.2007
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Congo Avenir 2006