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titre: Une gestion sage et efficace

L'Etat coûte chère à la Nation et fonctionne malLe Congo ne pourra atteindre le développement, tant que nous ne serons capables d'assurer la gestion du pays, avec un minimum de sagesse et d'efficacité, au service de l'intérêt du bien général.

A l'idée que je me fais de la bonne gouvernance et du respect de l'argent public, j'ai pour ambition de changer radicalement les pratiques de l'Etat et mettre bon ordre dans nos finances, dans une logique de transparence absolue.

Je trouve inacceptable que les Congolais vivent dans des conditions de vie difficiles, alors que le Congo dispose d'immenses possibilités d'offrir à chaque citoyen une vie meilleure.

Face à ce paradoxe, il n'existe qu'une seule solution efficace. Nous devons bannir l'égoïsme, supprimer les gaspillages et nous faire un devoir de gérer notre pays avec éthique, rigueur et l'esprit de responsabilité.


Agir autrement

Contrairement aux pratiques anciennes, nous devons modifier notre conception du sens de l'Etat, moderniser nos habitudes et éviter de prendre des décisions qui deviennent, par la suite, une source de préjudices pour le pays.

Je veux mettre un terme décisif à la dérive des finances publiques.Je n'ignore pas qu'il est difficile de changer les mauvaises pratiques devenues courantes et réformer les mœurs d'une société longtemps laissée pour compte.

Mais, quelles que soient la difficulté de la tâche et la nature des comportements à modifier, nous devons mettre fin à des choix budgétaires fragiles, éviter de garder pour soi et pour ses proches les revenus de la Nation, réduire le train de vie de l'Etat et conduire une politique tournée vers l'emploi, la croissance et le rayonnement de notre crédibilité internationale.

Partant de l'exigence, je vais engager tous les efforts de renouveau pour mettre un terme décisif à la dérive des finances publiques et créer un environnement porteur de confiance et de prospérité pour notre pays.

Je vais, dans ce but, favoriser la transparence étatique, mettre en débats les dépenses budgétaires dans les conditions de rapport coût-efficacité, stopper des quatre fers la corruption et le détournement des fonds publics, par la création d'un organe indépendant de contrôle des finances de l'Etat. Sa mission sera conduite en coordination avec le Parlement et la Cour des comptes pour éviter l'arbitraire et les obstructions observées dans le passé.

Le Congo n'a pas d'autre choix. Nous devons veiller à la bonne gestion de l'argent public en favorisant l'investissement et l'innovation, instaurer une administration moderne de l'Etat digne de fournir des services et biens à tous, assainir la dette publique , assurer une situation budgétaire saine et consolider les institutions nationales.

Les congolais seront tenus régulièrement informés de la situation des comptes de la Nation à travers une commission indépendante de la Cour des comptes

En améliorant la gestion de l'Etat, en supprimant les dépenses inutiles et le train de vie égoïste, en optimisant le service public, nous allons produire des ressources supplémentaires que nous pouvons affecter au service du bien-être pour tous.

Avec l'ambition de la gestion intègre, réclamée par les Congolais, je vais moderniser, de fond en comble, les pratiques de l'Etat. Je vais porter à la connaissance de la Nation le budget présidentiel et le salaire des ministres du nouveau Gouvernement pour une transparence absolue.

Nous devons nous employer à informer les Congolais de la gestion du pays avec respect, transparence et crédibilité. Une personne élue, en charge de l'Etat, a des comptes à rendre au peuple souverain, pour l'honneur du mandat donné au suffrage universel.

La bonne gouvernance, c'est conduire la Nation vers le meilleur destin, garantir le respect des droits de l'humain, partager les fruits de la croissance, rendre publics les comptes de la Nation avec lisibilité et favoriser le dynamisme du territoire.

Il nous faut en finir avec la politique consistant à donner des leçons qu'on ne s'applique pas à soi-même et à trahir les valeurs nationales de Paix, Justice et Travail, dont les Congolais sont porteurs.

Le temps est venu pour le Congo d'accomplir une révolution radicale des mentalités, de rompre avec des méthodes d'appauvrissement du pays et de passer d'une culture égoïste du chacun pour soi à une culture solidaire de l'intérêt du bien général.

L'exclusivité du pouvoir que nous avons tendance à privilégier comme instrument de bonne gestion du pays, compromet la réussite et rend impossible l'abandon des mauvaises pratiques.

Je crois que si l'on est résolu à travailler au service du bien de son pays, il est judicieux qu'un contrôle puisse s'exercer sur la conduite de l'action engagée et de fixer des règles claires de rémunération des membres du gouvernement.

Compte tenu de l'ampleur du changement qu'attendent les Congolais, je vais appliquer ce principe civique à tous les organes de l'Etat pour en finir avec les agissements qui dégradent les finances publiques et privent le Congo et les Congolais des ressources nécessaires au bon développement.

Parce qu'il nous faut une politique nouvelle et responsable, je veillerai à ce que toute la Nation mette au premier plan l'intérêt du bien général et guider le Gouvernement à apporter de vraies réponses aux attentes de la population.

Je connais les souhaits de la Nation. Les Congolais veulent vivre mieux, avoir une éducation, un emploi et un logement décent; avoir accès aux soins de santé convenables et à la meilleure protection sociale; connaître le haut niveau de développement et être citoyen d'un pays dont ils parlent avec fierté.

Cette aspiration nationale exige un changement général profond. Un changement digne de transformer le Congo en Etat de droit prospère, porteur d'avenir, pour que notre pays retrouve la vitalité et devienne une grande Nation moderne avancée.

Le Congo peut prétendre à la bonne gouvernance, si les dépenses de l'Etat sont efficacement contrôlées et servent réellement à améliorer le bien-être de la population
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Congo Avenir 2006