LE VRAI CHANGEMENT
pour la République Démocratique du Congo
par Alain Solandi Matumona
La situation que traverse le Congo réclame le renouveau.
L'absence de dynamisme économique, l'accroissement de la pauvreté et le déficit des réformes essentielles à la vie de la Nation, ne permettent pas la réussite.
Cette fragilité n'offre aucune perspective de progrès et de développement.
Notre pays à besoin de vrai changement pour amorcer les avancées qui s'imposent et retrouver la vitalité.
Cette évolution nouvelle nous permettra de bâtir un Congo fort, moderne et prospère, capable de garantir à chaque citoyen de meilleures conditions de vie, dans le respect des valeurs d'efficacité économique, de modernité sociale et de démocratie.
Malgré nos handicaps, ce dessein ambitieux n'est pas inaccessible. Nous pouvons le réaliser si nous mettons en œuvre le bon développement, le développement dynamique, digne de vaincre la pauvreté, le chômage et d'apporter à tous les Congolais le bien-être.
Pour y parvenir, nous devons satisfaire à cinq exigences essentielles.
Il nous faut :
L'application ferme de chaque impératif est capitale. Sa rigueur nous donne les moyens solides de construire un Congo meilleur, dans lequel nous allons vivre mieux, heureux et travailler tous.
L'Etat de pauvreté général du pays laisse deviner que la tâche est immense et qu'il nous faut, pour ce faire, répondre efficacement aux exigences qui conditionnent la réussite.
Regardons vers l'avenir
Il serait difficile de bâtir un Congo capable d'apporter à tous les Congolais le bien-être, si nous persévérons dans la mauvaise gouvernance, l'égoïsme et l'arbitraire.
Cette conduite, érigée en système de gouvernement, est la racine principale du mal qui ronge notre pays, gangrène les mentalités et fragilise l'action de l'Etat.
Il serait totalement irresponsable de continuer dans cette logique, au risque de porter des préjudices durables au devenir de la Nation.
Pour y mettre fin, nous devons sortir des pratiques anciennes et nous tourner vers l'avenir meilleur.
Cet avenir heureux est la voie de la prospérité, dans laquelle j'ai pour ambition d'engager le Congo, pour réussir le bon développement.
Quelle que soit la différence d'opinions et de convictions qui peut exister entre nous, il est judicieux de nous mettre tous ensemble au service du bien de la Nation.
Partant de cette exigence, nous devons nous organiser dans une forte mobilisation des forces vives pour accomplir, sans perte de temps précieux, l'essor porteur de bonheur pour tous.
L'organisation efficace du pays:
la priorité absolue
Les vastes dimensions du Congo, le potentiel de ses ressources variées et l'énergie de notre ardeur au travail, constituent un atout majeur pour le développement indispensable.
Mais l'absence de bonne organisation du pays compromet tout essor envisagé.
Cet obstacle nous conduira à l'échec si nous laissons en l'état le système défectueux de notre mode d'expansion obsolète, dont la déficience rend impossible la marche du Congo vers le progrès.
Au regard de l'handicap, nous devons, en premier lieu, réformer le fonctionnement général du pays pour améliorer l'efficacité de l'action publique et mettre son dynamisme au service du bien de tous les Congolais.
La priorité consiste à organiser efficacement l'appareil de l'Etat, le processus de prise de décision et l'impact des collectivités territoriales.
A la mesure de l'exigence, nous devons mettre en place un cadre institutionnel digne de l'ambition du Congo et de sa démocratie.
Un cadre dans lequel la totalité du pouvoir de l'Etat tient son origine de l'acte fondateur national pour garantir efficacement le fonctionnement du pays. L'impératif vise à assurer la primauté et le respect de la Constitution dans les comportements, de sorte que l'action du gouvernement ne soit entravée, les attributions du Parlement ne se trouvent affectées et la continuité de la République ne soit remise en cause, à chaque alternance, en vue d'un futur prometteur.
Le chemin à parcourir reste long, pour y arriver. Les efforts accomplis, dans ces domaines, par des gouvernements successifs, sont insuffisants et fragiles. Ils ne permettent pas de garantir un destin meilleur. Il nous faut donc, dès à présent, engager la marche déterminée vers le progrès, la démocratie réelle et la prospérité.
Les années perdues montrent que l'avenir heureux du Congo repose sur le respect de l'ordre constitutionnel, l'esprit judicieux des lois et l'application ferme des principes démocratiques, dans la conduite du pays et dans la prise de décision.
Décentralisation républicaine de l'action de l'Etat
Il nous faut absolument le vrai changement. Depuis toujours, le Congo souffre de nombreuses défaillances parce que tout se décide au sommet de l'Etat par la volonté de conserver des privilèges au dépend du devenir de la Nation.
La concentration des leviers de gouvernabilité, guidée par des préoccupations égoïstes, rend inefficace l'action publique, asphyxie la création et ralentit le développement.
Pour y remédier, je vais mettre en place une décentralisation républicaine de l'action de l'Etat. Celle qui définit efficacement les besoins du territoire et donne plus de compétences administratives à l'autorité régionale, pour assurer pleinement l'autonomie des collectivités territoriales au plus près des attentes de la population.
Une décentralisation ordonnée, efficace et correctrice des disparités territoriales et sociales est impérative. Elle est impérieuse pour remettre le Congo, tout entier, au travail et permettre à l'échelon régional de mieux amplifier le développement, afin de créer sur l'ensemble du territoire une dynamique de prospérité générale.
La priorité absolue semble paradoxale pour certains. Mais, je crois, de tout mon cœur, qu'il est capital de ne pas nous obstiner dans l'erreur consistant à placer la charrue avant les bœufs, comme il est d'usage, dans notre pays, lorsqu'il s'agit de prendre un nouveau départ.
Si nous ne commençons par remettre le pays tout entier en marche vers le progrès et remédier aux obstacles qui fragilisent l'action de l'Etat et freinent le développement, le Congo ne pourra pas connaître l'essor porteur de bonheur pour tous.
C'est pourquoi, dès le début de l'action de renouveau, après avoir formé le Gouvernement de la Nation, je vais réformer l'Etat en profondeur, avec pour mission urgente de rétablir l'ordre républicain. Un ordre fondé sur les valeurs de droit et de justice, qui s'applique à tous de manière égale.
Je veux que l'Etat devienne une véritable institution de la République pour construire un Etat national de liberté, de démocratie et de prospérité, en favorisant l'émergence d'une charpente politique, économique, sociale, administrative, juridique et financière mieux organisée.
J'ai la conviction qu'une forte dynamique d'expansion s'ensuivra. Le fonctionnement institutionnel des structures de la Nation tout entière, nous permettra de générer un nombre élevé de création d'emplois, une abondante collecte de l'épargne, une fiscalité juste et, par extension, un relèvement durable de la qualité de vie.
Ne nous laissons pas tromper. Nous n'avons pas d'autre issue possible pour connaître de meilleures conditions de vie générale.
Le bon fonctionnement de l'Etat, des institutions représentatives et de l'activité de l'emploi est le seul moyen par lequel nous connaîtrons le bonheur national.
Raison pour laquelle, je crois vital de privilégier l'organisation efficace du pays tout entier. L'impact de son entraînement puissant joue un rôle décisif dans la création de la richesse prospère pour tous.
Mettons en valeur
nos richesses potentielles
Le destin du Congo n'est pas scellé vers la pauvreté, le chômage et le sous- développement.
Je ne crois pas à la fatalité qui nous interdirait d'accomplir les progrès que d'autres Nations ont réalisés.
Avec ses possibilités d'innovation, la force de notre savoir-faire et la volonté commune de réussir le développement, le Congo dispose de véritables atouts permettant à tous les Congolais de vivre dans la dignité et le bien-être.
Il nous suffit de travailler avec énergie, créativité et valoriser les potentiels que recèle le Congo, en transformant l'imagination en réalité, dans la recherche permanente de l'excellence.
Une nouvelle organisation du travail
A cette fin, nous devons mettre en place une organisation efficace du travail et saisir en bonne intelligence les opportunités que nous offrent les progrès techniques et la mondialisation de l'économie, pour développer l'emploi, combler les besoins non satisfaits et créer de la richesse prospère pour tous.
Dans cette perspective, je prendrai des mesures de création forte.
Je vais moderniser l'entreprise et lui doter d'une protection juridique à toute épreuve, diversifier l'emploi de services, le secteur artisanal et l'industrie de transformation, intégrer l'innovation dans la mécanique de l'économie et accroître l'essor de nos exportations, avec un engagement national pour le plein emploi.
Je vais, dans ce but, libérer les énergies, amplifier l'investissement productif, renforcer la formation des hommes, joindre l'offre à la demande, stimuler la consommation et instaurer un salaire national de prospérité.
L'objectif vise à donner aux salariés un pouvoir d'achat conséquent, permettant à tous les Congolais, ayant un emploi, de vivre dans la dignité à laquelle chacun a droit.
Le salaire de prospérité est un droit institutionnel au bien-être. Sa jouissance s'appliquera à tout exercice d'activité salariée sur le territoire.
Je vais sur ce sujet, engager une conférence nationale réunissant l'Etat, les acteurs économiques, les partenaires sociaux, les associations et la société civile pour définir ensemble les moyens de garantir l'emploi et le salaire, afin que le travail soit dignement rémunéré.
Pour en assurer le résultat, je demanderai au Gouvernement de déposer au Parlement un projet de loi, visant à donner aux forces vives une part décente du fruit de l'effort du travail. C'est ce que demande depuis toujours le peuple congolais.
Dans un Congo de masses travailleuses, le salaire n'a jamais été favorable aux salariés. Il est temps que le travail paie le travail, afin qu'il soit une vertu de bonheur partagé et non un mérite du servage économique.
Avec l'ambition de mettre l'humain au centre du développement, je veillerai à ce que toute personne exerçant, dans notre pays, une activité salariée, ait droit à la dignité et au bien-être.
Le Congo n'est pas dépourvu de capacités d'expansion prospère, au profit de tous. Là où il est possible de produire ne serait-ce qu'1 centime de richesses, permettant d'investir dans l'amélioration des conditions de vie général, nous devons l'exploiter avec bons sens et productivité forte.
Le Congo ne pourra offrir à tous une existence convenable, si nous laissons le travail s'exercer sans création efficace de la richesse et sans droit légitime au salaire décent.
Pour cela, nous devons davantage optimiser les potentiels de notre économie, supprimer les méthodes contre-productives, adapter la consommation aux réalités du monde moderne et mettre en place une dynamique de création forte de la richesse, pour que le travail soit une valeur qui développe l'emploi et le revenu, améliore la qualité de vie et apporte la prospérité à tous les Congolais.
Cette préoccupation est l'objectif autour duquel je veux investir dans la gestion du changement promis au pays, pour garantir une vie meilleure à la population tout entière.
Une gestion
sage et efficace
Le Congo ne pourra atteindre le développement, tant que nous ne serons capables d'assurer la gestion du pays, avec un minimum de sagesse et d'efficacité, au service de l'intérêt du bien général.
A l'idée que je me fais de la bonne gouvernance et du respect de l'argent public, j'ai pour ambition de changer radicalement les pratiques de l'Etat et mettre bon ordre dans nos finances, dans une logique de transparence absolue.
Je trouve inacceptable que les Congolais vivent dans des conditions de vie difficiles, alors que le Congo dispose d'immenses possibilités d'offrir à chaque citoyen une vie meilleure.
Face à ce paradoxe, il n'existe qu'une seule solution efficace. Nous devons bannir l'égoïsme, supprimer les gaspillages et nous faire un devoir de gérer notre pays avec éthique, rigueur et l'esprit de responsabilité.
Agir autrement
Contrairement aux pratiques anciennes, nous devons modifier notre conception du sens de l'Etat, moderniser nos habitudes et éviter de prendre des décisions qui deviennent, par la suite, une source de préjudices pour le pays.
Je n'ignore pas qu'il est difficile de changer les mauvaises pratiques devenues courantes et réformer les mœurs d'une société longtemps laissée pour compte.
Mais, quelles que soient la difficulté de la tâche et la nature des comportements à modifier, nous devons mettre fin à des choix budgétaires fragiles, éviter de garder pour soi et pour ses proches les revenus de la Nation, réduire le train de vie de l'Etat et conduire une politique tournée vers l'emploi, la croissance et le rayonnement de notre crédibilité internationale.
Partant de l'exigence, je vais engager tous les efforts de renouveau pour mettre un terme décisif à la dérive des finances publiques et créer un environnement porteur de confiance et de prospérité pour notre pays.
Je vais, dans ce but, favoriser la transparence étatique, mettre en débats les dépenses budgétaires dans les conditions de rapport coût-efficacité, stopper des quatre fers la corruption et le détournement des fonds publics, par la création d'un organe indépendant de contrôle des finances de l'Etat. Sa mission sera conduite en coordination avec le Parlement et la Cour des comptes pour éviter l'arbitraire et les obstructions observées dans le passé.
Le Congo n'a pas d'autre choix. Nous devons veiller à la bonne gestion de l'argent public en favorisant l'investissement et l'innovation, instaurer une administration moderne de l'Etat digne de fournir des services et biens à tous, assainir la dette publique , assurer une situation budgétaire saine et consolider les institutions nationales.
En améliorant la gestion de l'Etat, en supprimant les dépenses inutiles et le train de vie égoïste, en optimisant le service public, nous allons produire des ressources supplémentaires que nous pouvons affecter au service du bien-être pour tous.
Avec l'ambition de la gestion intègre, réclamée par les Congolais, je vais moderniser, de fond en comble, les pratiques de l'Etat. Je vais porter à la connaissance de la Nation le budget présidentiel et le salaire des ministres du nouveau Gouvernement pour une transparence absolue.
Nous devons nous employer à informer les Congolais de la gestion du pays avec respect, transparence et crédibilité. Une personne élue, en charge de l'Etat, a des comptes à rendre au peuple souverain, pour l'honneur du mandat donné au suffrage universel.
La bonne gouvernance, c'est conduire la Nation vers le meilleur destin, garantir le respect des droits de l'humain, partager les fruits de la croissance, rendre publics les comptes de la Nation avec lisibilité et favoriser le dynamisme du territoire.
Il nous faut en finir avec la politique consistant à donner des leçons qu'on ne s'applique pas à soi-même et à trahir les valeurs nationales de Paix, Justice et Travail, dont les Congolais sont porteurs.
Le temps est venu pour le Congo d'accomplir une révolution radicale des mentalités, de rompre avec des méthodes d'appauvrissement du pays et de passer d'une culture égoïste du chacun pour soi à une culture solidaire de l'intérêt du bien général.
L'exclusivité du pouvoir que nous avons tendance à privilégier comme instrument de bonne gestion du pays, compromet la réussite et rend impossible l'abandon des mauvaises pratiques.
Je crois que si l'on est résolu à travailler au service du bien de son pays, il est judicieux qu'un contrôle puisse s'exercer sur la conduite de l'action engagée et de fixer des règles claires de rémunération des membres du gouvernement.
Compte tenu de l'ampleur du changement qu'attendent les Congolais, je vais appliquer ce principe civique à tous les organes de l'Etat pour en finir avec les agissements qui dégradent les finances publiques et privent le Congo et les Congolais des ressources nécessaires au bon développement.
Parce qu'il nous faut une politique nouvelle et responsable, je veillerai à ce que toute la Nation mette au premier plan l'intérêt du bien général et guider le Gouvernement à apporter de vraies réponses aux attentes de la population.
Je connais les souhaits de la Nation. Les Congolais veulent vivre mieux, avoir une éducation, un emploi et un logement décent; avoir accès aux soins de santé convenables et à la meilleure protection sociale; connaître le haut niveau de développement et être citoyen d'un pays dont ils parlent avec fierté.
Cette aspiration nationale exige un changement général profond. Un changement digne de transformer le Congo en Etat de droit prospère, porteur d'avenir, pour que notre pays retrouve la vitalité et devienne une grande Nation moderne avancée.
La transformation
de progrès
La politique d'innovation que je veux appliquer pour sortir le Congo de la pauvreté et du sous-développement, n'est pas une illusion, ni la reproduction modifiée du passée.
Elle est, par nature, une espérance nouvelle. Celle forgée par la détermination de mettre en œuvre des évolutions novatrices que notre pays n'ait jamais connues jusqu'à présent.
Fondée sur la primauté du bien général, la transformation de progrès est la volonté forte d'agir visant à transformer le Congo en véritable Nation moderne, suivant les exigences de notre temps.
L'ambition est de changer radicalement la vie au quotidien, rénover le quartier urbain et l'habitat vétuste, embellir l'environnement et créer des infrastructures routières, maritimes, ferroviaires, aériennes et des télécommunications, capables d'assurer l'acheminement des personnes, des biens et des services.
Le Congo a besoin de voies de communication qui entraînent le pays vers le progrès et offrent à la population la facilité de se déplacer librement, sur l'ensemble du territoire, avec une tarification citoyenne. Celle qui tient compte du niveau de vie général, afin que la liberté de voyager ne soit pas une source d'appauvrissement de la population et du pouvoir d'achat.
Dans cet objectif, je vais engager une véritable politique de construction et de modernisation du réseau de transports, intégré au développement du territoire et à l'accessibilité pour tous. Une politique permettant la mise en place de desserte régulière et d'axes de liaisons rapides, afin de relier nos villes, nos cités urbaines et nos campagnes entre elles et raccourcir la distance d'un point à l'autre du territoire national au reste du monde.
Partant de ce vaste chantier d'innovation intégrale, je vise à donner à tous les Congolais l'accès au bien-être, mettre à la portée de tous des équipements et services de qualité, procéder à l'aménagement harmonieux du territoire et intégrer le progrès partout dans le pays, avec l'esthétique d'embellissement de la nature.
Je vais, dans ce but, engager un grand mouvement de prospérité générale et mettre en oeuvre un projet social de l'habitat, visant à construire des logements neufs et modernes pour tous et faciliter l'accession à la propriété.
Je souhaite que tous les Congolais vivent heureux, habitent des maisons décentes et des cités conviviales, en privilégiant l'excellent cadre de vie, avec tout ce qu'implique la modernité.
La modernité est essentielle pour que le Congo avance à grand pas dans le sens de l'évolution du monde en mutation rapide. Son influence sera renforcée sur tout le territoire en conciliant développement, meilleure qualité de vie et protection de l'environnement.
La protection de notre milieu naturel est fondamentale. Elle nous permet de mieux préserver la ressource et de prendre soins de notre espace de vie.
Cette tâche noble est une priorité nationale. La nature, comme notre pays, est un patrimoine irremplaçable. Nous devons prendre des initiatives audacieuses, pour ne pas compromettre notre avenir et celui des générations futures.
A ce titre, je demanderai au Gouvernement d'engager d'efforts écologiques pour préserver la qualité de l'air, protéger l'eau, les zones vertes et l'espèce en péril, renforcer la propreté du territoire et intensifier le fleurissement d'espaces publics.
Nous avons le devoir de bâtir un Congo agréable à vivre, changer profondément l'image de notre pays dans sa physionomie actuelle et privilégier le bon développement.
Tel est l'objectif de la transformation de progrès que je veux associer à l'émergence d'un Congo moderne par la mise en œuvre des réformes qui s'imposent.
Les vraies réformes sont indispensables pour bâtir un Etat républicain, instaurer la démocratie réelle, renforcer les libertés, garantir la sécurité et la justice, développer l'économie, promouvoir le social et conduire une politique internationale avantageuse.
Un Etat républicain
L'existence d'un Etat efficace est une garantie de progrès et de stabilité.
Le Congo ne peut constamment demeurer un Etat où l'on peut tout faire dans l'anarchie et l'impunité. Je veux restaurer le respect de l'autorité de l'Etat et appliquer la rigueur de la loi à l'égard de tous.
A la mesure de l'exigence, je vais promouvoir un Etat républicain. Un Etat dont les structures de gouvernabilité reposent sur les institutions souveraines, le respect des lois de la République et des droits humains, la primauté de l'intérêt du bien général et la croyance dans le progrès et la prospérité.
L'Etat ne doit être passif dans l'accomplissement de sa mission. Porteur de légitimité souveraine, il doit être un gage de progrès, de garantie démocratique et de bien-être. L'inaction de la puissance publique conduit à la paralysie des institutions, à l'affaiblissement du pays et à l'appauvrissement général.
L'Etat républicain que j'ai pour ambition de doter le Congo, est un Garant juste, efficace, innovant et intègre. Un Protecteur digne d'assurer l'ordre et le service public, de garantir l'intégrité du territoire et de procurer à tous le bien-être, sans le tribalisme, la discrimination et l'asphyxie des initiatives.
Un président actif
Le Congo a besoin d'un Président qui porte une vision lucide du Congo et de son destin, fixe la bonne direction pour le pays et s'attache au repect de la parole donnée.
Il est temps de sortir de la logique du passé et modifier la manière de conduire notre pays, selon les normes des nations modernes.
Au service de chaque Congolais, le Président de la République préside, veille au respect des institutions, nomme le premier ministre, fixe les grandes orientations, dirige l'action du gouvernement et détermine la politique étrangère.
Il exerce son rôle éminent sur la scène internationale, notamment au niveau de l'Afrique. Il est redevable des choix sur lequel il est élu. C'est cela pour moi présider efficacement pour moderniser le Congo et les institutions, procurer à tous les Congolais le bonheur national et porter le message de notre pays au monde.
Au Premier ministre la responsabilité de former le gouvernement en accord avec le Président de la République.
Le Gouvernement gouverne, conduit la politique définie par le chef de l'Etat et assure l'exécution des lois législatives.
A ce titre, le Gouvernement est collectivement responsable devant le Parlement qui doit être au cœur de la Nation et contrôler toute initiative engageant directement le pays.
L'arbitraire est contraire à la démocratie. Une loi nationale doit être préalablement soumise à l'examen de l'Assemblée nationale, en privilégiant le débat public et la contradiction. Une mesure autoritaire aboutit toujours au résultat inverse de celui espéré.
Dans l'esprit de nos institutions, que je veux modernes, le Chef de l'Etat associe étroitement le Parlement à la conduite de sa politique intérieure, à ses initiatives internationales et l'informe des accords exécutifs conclus pour le transfert de la confiance à la Nation.
Il nous faut sortir des schémas d'instabilité et bâtir une véritable République attachée à la liberté, la Paix, la Justice, le Travail et la prospérité auxquelles aspirent tous les Congolais.
Nous devons donner à son existence un caractère pérenne pour en assurer les facteurs de progrès et renforcer l'appartenance de chaque Congolais à la Nation, avec des valeurs d'égalité, de tolérance, de fraternité et de véritable démocratie.
La démocratie réelle
L'Etat ne remplit pas son rôle garant, délégué par le peuple, lorsque les principes de la République sont méprisés et les aspirations démocratiques négligées, sans prendre des mesures appropriées.
Parce qu'il nous faut plus de liberté et de droits dans la vie de la Nation, il est impératif que notre pays s'ouvre à la vraie démocratie. Celle qui améliore le fonctionnement des institutions, favorise le progrès, encourage les initiatives et associe la libre participation des habitants aux décisions qui les concernent directement.
Telle est la démocratie réelle que je veux appliquer pour restaurer la confiance en l'Etat, rénover les institutions, faire triompher la volonté générale et donner à tous les Congolais l'expression-libre de vrais choix démocratiques, de manière à intégrer l'alternance pacifique dans la vie de la Nation, sans en altérer le sens et la portée.
A cette fin, je soumettrai au Parlement un projet de loi visant à donner un véritable statut à l'opposition et instituer le financement démocratique des partis politiques, pour consolider notre démocratie, avec la capacité de diversifier les initiatives et de promouvoir la participation citoyenne.
Il est indispensable pour le bon développement du Congo d'avoir une opposition forte et responsable. Une opposition disposant de moyens conséquents pour jouer le rôle qui est le sien. Le rôle d'apporter des propositions alternatives qui donnent à la démocratie son épaisseur fonctionnelle.
En démocratie que veulent les Congolais, Il est inacceptable de se sentir offensé si un homme, une femme ou une organisation représentative ne partage pas l'idéal dont on est porteur.
Le Congo ne peut espérer à un destin prometteur, si chaque Congolais n'exprime pas librement ses convictions, sans crainte et sans contrainte.
C'est dans la diversité d'opinions, de propositions et de libres débats que sortent de bonnes décisions pour le pays.
La fonction de Président de la République, telle que les Congolais souhaitent voir s'exercer dans notre pays, n'est pas de représenter une ethnie, un groupe social ou une formation politique quelconque.
Garant de l'unité nationale, le chef de l'Etat veille à l'égalité entre les citoyens, favorise l'intérêt du bien général, avec l'exigence de combattre le tribalisme, le racisme, la xénophobie, l'antisémitisme et les atteintes aux droits des personnes.
C'est dans le respect de cet engagement républicain que s'inscrit l'action de renouveau, pour le triomphe des valeurs et principes de la République.
La liberté pour tous
Le Congo est une République libre, souveraine, laïque et indivisible. Elle est constituée d'un seul Peuple, d'une seule Nation et d'un seul Etat, quelles que soient nos origines.
La dignité de la République impose le devoir de garantir la liberté d'expression, de cultes, de conscience et d'association. Elle exige le respect de toutes les croyances et de la diversité culturelle, sans distinction des races, d'origine et de dénomination sociale.
Attaché au respect des valeurs et principes qui fondent la cohésion de notre Nation, sous ma direction, aucune personne ne sera inquiétée, arrêtée, jugée, condamnée ou maltraitée à cause de son opinion. C'est une garantie républicaine que je donne à tous les Congolais.
Une presse libre et indépendante
La liberté d'informer est un droit inviolable de la personne humaine. Je veillerai à ce qu'elle ne souffre d'aucune atteinte sur tout l'étendue de la République. Je veux, pour le Congo, une presse libre, moderne et indépendante qui soit vecteur de démocratie, de progrès et de rayonnement de notre pays.
Je vais, pour cela, créer les conditions aménageant un environnement favorable à l'éclosion d'une diversité des médias permettant à tous l'accès à l'information libre et plurielle, en renforçant le développement d'une couverture globale de télévision par numérique terrestre et par satellite sur tout le territoire.
Partant du vrai changement, j'enlèverai, de l'usage de la sécurité nationale, le contrôle abusif et les traitements inhumains qui n'ont pas lieu d'être dans un pays libre, soucieux du respect des droits et de la dignité des personnes.
Je veux que le Congo devienne un pays de liberté où l'on peut vivre heureux et travailler sans crainte sur l'ensemble de la République.
La sécurité garantie
L'insécurité est un obstacle au développement. Elle affecte le moral du pays et met en péril la vie des personnes et l'intégrité de la Nation.
A cette préoccupation, je rends hommage à la Mission de l'Organisation des Nations Unies au Congo, ainsi qu'à l'action de la Communauté internationale et à celle de l'Union africaine, pour de généreux efforts engagés, en vue de sortir notre pays d'une décennie d'instabilité et d'insécurité tragique.
Le Congo a vocation à être un pays pacifique, hospitalier et fraternel. Il faut que sur tout l'étendue de la République règne un climat de paix, de liberté et de tranquillité quotidienne.
Je ne peux, en aucune manière, tolérer que l'on mette en cause la sécurité nationale. Un droit légitime de notre souveraineté.
Dans le prolongement des missions de l'Etat, je créerai un Haut Conseil pour la sécurité renforcée que je présiderai chaque semaine, pour garantir avec efficacité l'intégrité nationale. L'objectif vise à conforter les capacités de coordination qui assurent la maîtrise de risque d'instabilité et la sauvegarde de la République.
Dans un monde de plus en plus interdépendant, il est essentiel pour promouvoir la paix, de créer du lien politique et social qui favorise la solidarité entre les Nations, face à toutes les formes de conflit, de violence et d' insécurité.
Fidèle à l'idéal de l'Union africaine dont l'aboutissement s'attache à la communauté des destins, mon ambition est d'oeuvrer en faveur d'une paix véritable dans la région des Grands lacs. Une paix édifiée avec l'ensemble des partenaires qui la composent. Je veux que notre région cosmopolite retrouve le chemin de l'expansion et sa vocation de carrefour des cultures, en jetant les bases d'une coopération panafricaine extensible, pour rendre les guerres impossibles sur nos territoires.
Dans cette perspective, je mettrai en œuvre une action collective de bons rapports entre les Etats pour bâtir, dans la concorde et la fraternité, avec tous les pays de l'Afrique centrale, un pôle de prospérité au service de notre continent et de l'ensemble de l'humanité.
Nous devons nous unir, dans l'idéal de l'unité, pour avancer tous ensemble vers une nouvelle Afrique, pour le bien-être des populations.
Garant de la sécurité nationale et de l'ordre public, l'Etat a l'impérieux devoir de mettre un terme à tout phénomène de crainte et de désarroi qui crée l'insécurité et menace la vie des personnes.
A cette nécessité, je veux que chaque Congolais soit libre et soit protégé par les pouvoirs publics, sur l'ensemble de la République. C'est un droit que je vais garantir à tous de manière égale.
Je serai attentif à cette exigence. Je chargerai le Gouvernement de proposer au Parlement un projet de loi pour la sécurité intérieure renforcée, visant à donner à nos forces nationales les moyens d'assurer l'ordre public et la protection des personnes, des biens et des services.
Je vais ameliorer la condition militaire
Le Congo n'a qu'un seul choix. Nous devons moderniser la disponibilité des Forces armées et celle de la Police, en mettant en œuvre une nouvelle loi de programmation militaire qui donne la priorité au renforcement des capacités de l'armée pour protéger les libertés et consolider la paix.
Nos forces de défense, de l'ordre et de sécurité, que je salue la valeur et les mérites, ont besoin de matériels et de logistiques adaptées à la nécessité de leur vocation essentielle. Elles ont besoin d'être équipées, soutenues et respectées.
L'Etat ne peut se montrer négligeant en matière d'intégrité du territoire pour résoudre les problèmes de société qui nous sont collectivement posés, visant la paix et la stabilité du monde. Je veillerai efficacement à ce que le Congo soit en mesure de jouer le rôle que lui confère son envergure régionale pour l'aboutissement de la coordination internationale renforcée.
Face aux multiples défis qu'imposent la liberté et la sécurité, je mettrai à contribution tous les moyens de l'Etat pour améliorer la condition de nos forces nationales et leur garantir une vie digne de leur admirable dévouement au service de la Nation. Cet engagement se fera dans le respect de l'unité et de la neutralité que les Congolais attendent de leur armée républicaine. Une armée nationale, professionnelle, basée sur la défense de la paix et du bien de l'humanité.
Aucun effort de renouveau ne sera négligé pour bâtir un Etat de droit juste, responsable et prospère au service de tous les Congolais.
Une justice égale pour tous
La justice doit être la même pour tous. Je trouve inconcevable que ceux qui gouvernent soient privilégiés et les autres laissés pour compte.
Au regard de nos valeurs nationales, il est impératif que les lois de la République soient appliquées sans discrimination et les droits de chaque personne soient respectés.
Le rôle de l'Etat est d'agir. Je vais donner à l'Etat les moyens de son action pour assurer l'égalité de tous devant la loi, garantir l'indépendance de la justice, et veiller à l'application des règles du droit et des procédures, avec l'impératif de combattre l'injustice, l'arbitraire, l'impunité, la violence et la haine. Je ne peux tolérer des agissements indignes de notre République.
C'est pourquoi, la réforme que j'attends mettre en oeuvre, pour améliorer l'efficacité de la justice, se traduira par le renforcement de son fonctionnement en crédit, en équipement et en personnel, afin que la Justice devienne le vrai garant de l'Etat de droit et la clé de voûte de la démocratie.
Le renouveau de notre système judiciaire, auquel je suis attaché, donnera lieu à la création d'une autorité indépendante de défense des droits de l'homme que tout Citoyen pourra librement saisir, pour affirmer la justice équitable que les Congolais attendent de leur pays.
Cette institution sera libre du pouvoir politique. Elle fournira, une assistance technique et juridique à toute personne qui se sentirait lésée dans ses droits.
L'Etat fonctionne bien lorsque la justice travaille en toute indépendance, veille à l'application des lois et au respect des droits pour garantir une société juste, impartiale et généreuse, en conciliant efficacité économique, modernité sociale et meilleure qualité de vie pour tous.
L'Economie
fondamentale
L'économie du Congo marche au ralenti.
Les richesses créées par notre pays ne sont pas fortes pour stimuler la croissance, combattre le chômage et apporter à tous les Congolais la prospérité.
Il est temps qu'une autre logique économique se lève, au service du bien de l'humain. Raison pour laquelle, je fais le choix de l'Economie fondamentale, l'économie de bien-être.
Celle-ci est la création efficace de la richesse liée à l'implication forte des facteurs endogènes de croissance dans l'amélioration des conditions de vie de l'homme, en conciliant dynamisme économique, modernité sociale et prospérité pour tous.
Ces facteurs, à savoir, l'emploi, le pouvoir d'achat, l'épargne, la consommation, l'investissement, la Recherche, l'innovation, les dépenses publiques saines et la protection de la ressource, sont des potentiels de création efficace de la richesse, sans lesquels l'économie n'est pas source de satisfaction des besoins de l'homme.
Le déficit de l'un des facteurs entraîne un préjudice qui affaiblit l'activité, déprime la consommation, ralentit la productivité et provoque la destruction massive d'emplois. D'autant que chaque élément endogène de croissance agit en étroite synergie avec l'ensemble des potentiels pour l'édification de l'économie.
L'économie crée efficacement de la richesse au service du bien-être de l'homme, lorsqu'elle est rentable par elle-même. C'est-à-dire, lorsqu'elle crée de la prospérité aux éléments qui sont la source de la croissance nécessaire à l'expansion économique forte.
Une économie qui crée l'activité, assure les revenus et produit des travailleurs mieux payés, génère une prospérité dont la force d'entraînement est infinie dans le temps et peut, sans limite, attiser une croissance prospère, au profit d'un regain d'activité économique durable et d'essor dynamique, sans risque d'effondrement permanent.
C'est pourquoi, nous devons changer d'économie et orienter notre création de la richesse sur l'impact du pouvoir d'achat fort, porteur de bien-être et de satisfaction sociale, au lieu de l'aligner sur la valeur multiplicatrice du prix.
Le prix cumulatif entraîne la hausse constante du coût de la vie sans tenir compte de l'utilité même de l'économie, laquelle n'obéit qu'à sa propre logique rationnelle pour être compétitive, prospère et bénéfique à l'humanité.
Dans ce nouveau siècle dominé par des agissements mercantiles, nous devons nous s'abstenir de compromettre l'économie au profit de son contraire. L'économie c'est la création de la richesse en relation avec l'homme, son temps, ses besoins et son devenir.
A ce titre, notre économie doit être créative, compétitive et généreuse, en privilégiant les produits de meilleure qualité que nous pouvons vendre facilement à prix réelle. Cette approche, nous permettra de créer le revenu qui contribue au relèvement de la qualité de vie, de manière à favoriser le dynamisme économique et le bien-être, en étant attentifs à la protection de la ressource et la préservation de la planète, notre lieu de vie.
J'ai la conviction que le Congo connaîtra rapidement la prospérité si nous travaillons à créer de la richesse enrichissante pour tous, modernisons notre système de consommation pénalisante et mettons en place une structure efficace de l'économie qui neutralise toute tendance restrictive, respecte la masse travailleuse et protège la nature.
Pour passer du principe à l'action, nous devons favoriser l'emploi, ouvrir la consommation à la société toute entière et faire ce qu'il faut pour que le salarié ne soit pas une charge pesante pour l'entreprise et soit mieux payé.
C'est-à-dire, il nous faut soutenir l'activité, adapter l'offre à la demande et mettre tout en œuvre pour que le coût du travail lié aux charges de l'employeur soit totalement exonéré et le salaire soit élevé par rapport au niveau de vie aligné selon les besoins de l'homme, de la libre concurrence et du développement responsable; de manière à concentrer la création d'emplois dans le développement d'activités porteur d'expansion prospère.
Cette finalité permettra au Congo de développer, dans le temps, une économie riche de croissance et d'emplois durable, en s'affranchissant des excès de la mondialisation et des maux qui lui sont associés.
L'Etat ne doit pas avoir une attitude de démission face aux besoins de régulation économique et sociale que justifie la condition humaine. La légitimité souveraine recommande de soutenir les initiatives, d'amplifier l'innovation et d'apporter des avancées sociales à la population, au lieu d'entraver le progrès par des lois contraignantes. L'action salutaire de l'Etat, face à la dégradation des conditions de vie, est une obligation de notre temps, afin que l'homme soit placé au centre du développement.
D'où ma détermination, dans l'économie de bien-être, à libérer l'entreprise, établir une fiscalité du travail assise sur la masse salariale, créer de la consommation populaire, donner le pouvoir d'achat conséquent et instaurer un salaire de prospérité, avec pour priorité le plein emploi.
Il est vital pour une économie responsable, de ne pas laisser souffrir le caractère enrichissant du travail. Elle doit réagir dans l'évolution des comportements consistant à évaluer l'humain comme un produit marchand.
Dans un monde compétitif à mutation permanente, la mission de l'entreprise ne consiste pas à payer les charges pour le salarié. Elle a pour vocation : développer l'activité, créer de l'emploi, donner le salaire permettant de vivre mieux du premier au dernier jour du mois et honorer la fiscalité sur le travail; en conciliant dynamisme économique, modernité sociale, formation et meilleures conditions de travail.
En contrepartie, le salarié met a profit ses compétence pour l'entreprise. Il assure son revenu par son travail et participe à la cotisation solidaire d'activités salariées. L'Etat, garant du bien-être général, garantit une meilleure retraite et le haut niveau de protection sociale pour tous.
Cette finalité humaine, responsable et républicaine, laquelle vise à favoriser les liens d'équité entre l'entreprise, le salarié et l'Etat, est le socle d'expansion garantissant le bien-être et la prospérité pour tous, dans notre époque où le laissé-pour-compte tend à devenir le modèle parfait.
L'Economie fondamentale, dont le moteur principal est le pouvoir d'achat fort, est contraire à toute orientation visant à pénaliser l'homme, l'emploi et le salaire. Sa fonction n'est pas de réduire l'économie à la logique absolue de profit pour le profit. Elle a pour but d'optimiser l'activité, de créer de la richesse enrichissante et de procurer de la prospérité à la population toute entière.
Avec la dynamique de cette création forte, je veux donner un emploi à chaque Congolais, offrir la qualité de vie pour tous et bâtir de l'efficacité économique sur le plan de l'industrie, de l'agriculture, du tourisme, de l'énergie, de la technologie, de la recherche, de la finance et de la fiscalité.
L'industrie
L'industrie est indispensable pour le développement du Congo.
Elle aura pour effet de développer l'activité, d'acrroître la production nationale, de diversifier la source de revenus et d'augmenter la part de nos exportations dans le commerce mondial. C'est pourquoi, nous devons rompre la dépendance de notre économie sur le seul apport du secteur minier.
La concentration d'efforts dans un seul domaine d'activité génère d'importants manques à gagner dans la création de la richesse, pendant que d'autres secteurs de l'économie sont délaissés. Il serait donc néfaste pour le développement de notre pays, de laisser s'intensifier ce gâchis national. Je vais tout mettre en oeuvre pour éradiquer le phénomène.
Même si aujourd'hui, il est nécessaire d'amplifier l'impulsion des entreprises minières, je crois vital de renforcer la diversification industrielle pour créer davantage d'opportunités économiques fortes.
L'agriculture
Nos faibles capacités d'activités agricoles, liées à l'insuffisance de structures de productivité, ne permettent pas à notre agriculture de répondre avec efficacité aux besoins du pays et aux perspectives de notre économie.
Pour remédier à cette faiblesse, il nous faut développer une agriculture capable de satisfaire l'autosuffisance alimentaire et de couvrir la demande liée à la consommation, la transformation industrielle et l'exportation.
A cette fin, je mettrai en œuvre une politique agricole performante, adaptée aux besoins de développement du Congo. Ceci, en modernisant nos méthodes de culture, avec pour objectif d'étendre davantage les espaces cultivables respectueux du milieu naturel, en vue d'obtenir une production saine, abondante et compétitive.
L'ambition est de doter notre agriculture des moyens de son expansion rapide, visant à instaurer un statut viable d'exploitant agricole, diversifier l'élevage, développer l'agro-industriel et acheminer la production vers des centres de consommation modernes, avec la mise en place du prix rémunérateur. Prix permettant à nos agriculteurs de vivre décemment du produit de leur travail, en convergeant l'offre, la demande et le pouvoir d'achat.
Dans cette nécessité, je mettrai à contribution tous les efforts de renouveau pour que notre agriculture soit économiquement forte, en concilliant respect de la santé humaine, qualité de la production et protection de l'environnement.
L'énergie
L'électricité produite par la centrale hydroélectrique d'Inga nous permet une réussite économique remarquable.
Exploitée en fonction des besoins et des possibilités qu'elle exprime, elle nous autorise de nous doter des capacités industrielles fortes, d'améliorer l'accès en électricité sur l'ensemble du territoire et d'attirer sur notre sol l'implantation d'activités consommatrices d'énergie.
Dans cette perspective, je vais engager une politique énergétique efficace. Une politique visant à amplifier le potentiel de la centrale d'Inga, apporter systématiquement l'électricité dans les foyers et les localités qui en sont dépourvues, favoriser la consommation au meilleur coût d'utilisation pour l'entreprise et renforcer les partenariats au niveau de l'Afrique et à l'échelle internationale.
Cette politique aura pour objectif, de produire une énergie de prospérité qui soit un levier déterminant pour développer l'économie, améliorer le cadre de vie, approvisionner en eau potable l'ensemble de la population et promouvoir l'attractivité du territoire.
Le Congo a besoin d'une énergie créatrice de la valeur, digne de projeter le pays vers le progrès et la modernité.
Je vais dans cette optique, investir en faveur d'Inga 3 et dévélopper notre recherche dans l'énergie solaire, l'éolienne, l'hydrogène et le biocarburant, afin de diversifier les énergies renouvelables et promouvoir l'industrialisation respectueuse de l'environnement.
L'expansion qui s'en suivra permettra au Congo de devenir une force énergétique au service de l'homme, du bien-être et de l'avenir de la nature.
Le tourisme
L'impact du tourisme dans le développement du Congo est constamment négligé.
Pourtant, avec la diversité de ses paysages, la qualité de son environnement et la richesse de son patrimoine culturel varié, le Congo dispose d'un tourisme prometteur, capable de jouer un rôle majeur dans le développement du pays, au même titre que les richesses minières.
Je vais saisir cette excellence et engager une politique de développement touristique de grande ampleur, fondée sur la thématique de transformer notre tourisme en industrie productive, et faire en même temps de notre pays un lieu privilégié à découvrir et à visiter en toute liberté.
La technologie
Le retard accumulé dans le domaine de la technologie condamne le Congo à demeurer pour longtemps en marge de l'évolution du monde en mutation permanente.
Si nous n'agissons pas dès maintenant, ce retard va s'accroître dans les années à venir et nous risquons de ne pas être en phase avec les enjeux de la modernité. Nous devons donc réagir vite et engager avec force la modernisation qualitative du pays.
C'est pourquoi, j'ai pour ambition de mettre en oeuvre une politique technologique de choix majeur, en adoptant les meilleures technologies disponibles, avec pour exigence de réduire rapidement l'écart qui nous sépare chaque jour davantage des pays avancés, des frontières de la connaissance et du monde de demain.
Cette politique volontariste, portera sur la mise en place d'équipements performants, capables d'amplifier l'accès aux nouvelles technologies de l'information et de la communication sur tout le territoire. L'action s'étendra notamment sur l'investissement, la recherche, l'innovation et l'excellence, en vue de favoriser l'expansion économique et de rendre nos entreprises compétitives.
Le travail à accomplir dans ce domaine est considérable pour le Congo.
Dans un monde en constante évolution, l'Etat a le devoir d'encourager le progrès et de généraliser l'usage des technologies numériques, afin qu'elles soient un vecteur qui contribue au développement et deviennent un support de communication favorisant l'accès à la connaissance.
La recherche
La Recherche est le futur d'un pays. Elle se meurt si elle n'est pas soutenue et son savoir n'est pas diffusé pour répondre aux attentes de la société d'aujourd'hui et aux enjeux des générations à venir.
Le rôle de l'Etat est déterminant dans ce domaine, plus que l'on croit.
Au regard de peu de moyens dotés à notre Recherche pour préparer l'avenir, je constate qu'elle a besoin de financement réel, en vue de coordonner davantage les résultats issus de nombreux domaines d'activités. Ceci, afin de développer l'innovation et soutenir la croissance, dans un processus de synergie, par rapport aux applications scientifiques, industrielles, technologiques et économiques.
Partant de cette préoccupation, je vais élever la Recherche au rang de priorité nationale et augmenter son budget. Mon ambition est d'engager le Congo dans une grande politique de recherche fondamentale et appliquée dans différentes disciplines, en valorisant la conjonction recherche, industrie et développement.
C'est un moyen fort pour notre pays de s'investir dans l'élaboration des évolutions futures, afin qu'il soit une Nation où l'on invente, où l'on agit.
L'investissement national est vital pour que le Congo ait le potentiel de promouvoir une intense coopération entre organismes de recherche publics, privés et universités dans le monde. Une coopération digne de faciliter les échanges pour l'enrichissement d'expériences et de découvertes, d'encourager les jeunes talents et de mettre en avant la Recherche congolaise, pour avancer plus loin et plus vite dans l'innovation, aujourd'hui et demain.
Le système financier
L'absence de compétitivité de notre système financier exige de celui-ci une réforme profonde. D'autant qu'il est impossible d'assurer l'expansion d'un pays avec une architecture monétaire éloignée des réalités économiques et du quotidien de la population.
Cette réforme est nécessaire pour garantir la vitalité de notre économie et promouvoir un secteur financier actif, capable de développer l'emploi, d'accroître la richesse nationale et d'agir sur la valeur de notre monnaie.
Raison pour laquelle, nous devons sortir de l'activité bancaire timide et transformer nos banques en véritable établissement financier. Un établissement qui effectue des transactions productives, mobilise l'épargne, constitue de bonnes réserves de change, encourage l'investissement et l'exportation, garantit le micro crédit et assure le fonctionnement du système de paiement, en veillant à la disponibilité des fonds.
Cette approche favoriserait la solidité financière du Congo. Elle nous fournirait des marges budgétaires énergiques, permettant de réagir avec efficacité, dans le cas où le pays serait confronté à d'importantes difficultés conjoncturelles.
Dans cette perspective, je chargerai le Gouvernement de doter notre monnaie d'un potentiel d'appréciation réel avec la confiance que l'économie et la population peuvent lui en témoigner dans un environnement économique vertueux à dimension internationale.
C'est pourquoi, je souhaite que la banque centrale devienne une véritable institution indépendante, investie du libre pouvoir de conduire une politique monétaire qui soit facteur de croissance, de réduction de l'inflation, de pouvoir d'achat fort et de compétitivité dynamique.
Le Congo a besoin d'une monnaie qui inspire confiance. Une monnaie stable dont la valeur est définie par le développement de la prospérité nationale et le dynamisme de notre économie dans le commerce mondial.
La fiscalité de croissance
L'impôt est un outil indispensable au développement du Congo. Il permet d'accroître l'efficacité des finances publiques pour améliorer le quotidien.
A ce titre, la fiscalité de croissance, que je propose, ne sera pas une imposition aléatoire. Elle sera un impôt organisé de façon à financer le développement et l'innovation, par la bonne utilisation de l'argent de chaque Congolais confié à l'Etat.
Pour cela, il nous faut un impôt progressif sur le revenu, en introduisant la justice fiscale, pour que chaque citoyen participe de façon légitime en faveur du budget collectif.
Chaque Congolais bénéficiera de cette imposition juste, active et solidaire. L'effet portera sur l'efficacité de l'action de l'Etat permettant d'améliorer le service public, d'accroître la qualité de vie et de renforcer le dynamisme du territoire.
Partant de cette logique réformatrice, je demanderai au Gouvernement d'organiser la fiscalité de croissance autour du système de retenu à la source et de légiférer sur le principe de la rémunération salariale, en instituant un service bancaire de base pour tous.
Je souhaite que la rétribution du travail se généralise en monnaie scripturale. Ceci, en supprimant progressivement le paiement en numéraire, pour rendre plus efficace la collecte de l'impôt au service de l'homme, l'emploi et la croissance de la prospérité nationale.
La fiscalité de croissance ne tue pas l'économie et n'affecte pas le pouvoir d'achat. C'est l'absence de salaire décent qui détruit la création, rend inopérant le travail, accroît le déficit, affaiblit l'économie et génère la misère sociale.
Raison pour laquelle, il me paraît essentiel de mettre une imposition adaptée à la performance de nos entreprises, afin de promouvoir l'activité et l'expansion qui favorisent le salaire et réduisent la fiscalité pour chacun, en veillant à ce que la progression de la dépense publique soit en adéquation avec les ressources de l'Etat.
Favoriser le plein emploi
et la prospérité générale
Il est avantageux pour l'entreprise qui crée l'emploi, donne le salaire et participe au développement de la richesse nationale que l'activité salariée soit assujettie à l'impôt par la contribution proportionnelle, à partir d'un principe simple: plus la masse salariale est importante, moins est l'impôt sur l'activité du travail qui s'investit dans la croissance de la prospérité générale.
Ce choix réformiste permet de donner à l'entreprise les moyens de s'épanouir efficacement, de créer de nouveaux métiers et de développer l'emploi durable au service de l'homme.
L'entreprise est une richesse précieuse pour notre pays. Nous devons éviter d'oppresser son activité et de pénaliser le revenu qu'elle génère sous le poids de l'imposition. A cet égard, si une entreprise est confrontée aux difficultés, liées aux aléas de la compétitivité, elle pourrait, si nécessaire, bénéficier d'une exonération fiscale totale pour lui permettre de reprendre rapidement de la vigueur et préserver l'emploi.
.En soutenant efficacement l'entreprise, nous allons doter notre économie d'une grande capacité de création permettant de relever les défits de la modernité au service de l'emploi, de la finalité des besoins de l'homme et de la croissance de la prospérité.
Je veux un Congo au travail où chacun prend sa part au développement et retire de lui une partie de son épanouissement.
C'est pourquoi, je veillerai à ce que l'Economie fondamentale apporte à tous les Congolais le bonheur national, par le moyen d'une conjonction des initiatives de la prospérité, basé sur le capitalisme-social. L'antidote efficace contre la pauvreté.
Le capitalisme-social:
une vie meilleure assurée pour tous
Le capitalisme et le social ne sont pas deux conceptions antagonistes. Ce sont deux notions indissociables, conjointement liées au profit du bien-être de l'homme.
Sans cette synergie, l'économie est dépourvue de création forte de la richesse et la société sans dynamique de prospérité générale.
Le capitalisme et le social développent énergiquement l'économie, afin de placer l'humain au centre du développement.
Partant de cette unité d'action, le capitalisme-social est le développement porté par l'ambition de mettre au profit du bien-être pour tous les richesses produites par le pays, de manière à garantir une vie meilleure à la population tout entière.
La modernité préconise d'orienter une évolution humaine entre le travail, l'emploi et le social et d'éradiquer le système de laissé-pour-compte, en bâtissant une société de prospérité populaire.
Une vie meilleure pour tous
Avec les vastes richesses dont dispose le Congo, je trouve totalement inacceptable que notre pays soit un Etat peuplé de pauvres en tout genre.
C'est pourquoi, dans la bataille que j'entends engager contre la pauvreté, je vais davantage consacrer les ressources du pays au profit du bien-être de chaque Congolais et favoriser l'émergence d'une Nation prospère. Une Nation composée d'hommes et de femmes jouissant d'une vie meilleure, par le travail dépourvu de salaire de misère, en faisant de l'excellence congolaise la référence de notre modèle de développement.
Au nom du capitalisme-social, aucune personne en situation de précarité ne sera privée d'existence convenable.
Je demanderai au Gouvernement de mettre en place un dispositif de solidarité nationale, pour venir en aide aux plus démunis, dans l'attente des fruits de la prospérité que chaque habitant en cueillera à terme, par le travail qui forge la grandeur de notre pays.
Conscient de l'immense tâche visant à engager le Congo sur le bon chemin du développement, je vise, par cet objectif, bâtir une société de droit et de prospérité générale. Une société citoyenne et moderne qui assure le meilleur épanouissement pour tous et dans laquelle le travail, l'innovation, la modernité sociale et la solidarité sont des valeurs principales.
L' Education
Le Congo a besoin d'une école qui donne à chaque enfant la chance d'accéder au savoir, d'acquérir une culture, de développer ses talents, d'apprendre un métier, d'avoir la maîtrise de l'informatique et d'entreprendre la découverte des langues étrangères.
L'école de la République que je propose, commence par le choix de la scolarité gratuite pour tous les enfants, dès la maternelle jusqu'à la fin d'études secondaires.
Je souhaite que tous les enfants du Congo soient scolarisés et reçoivent une instruction appropriée, afin de mieux répondre aux défis du développement en matière de citoyens instruits.
Je vais, dans ce but, engager des moyens importants en direction de la jeunesse pour que les jeunes sortant du système scolaire sans qualification intègrent une formation, en vue de donner un avenir convenable à tous les enfants de la République.
Cette mobilisation pour la jeunesse et le savoir s'ouvrira à toutes les classes d'âge en renforçant le combat contre l'illettrisme, en multipliant les parcours de formation, en valorisant les filières agricoles, professionnelles, technologiques, pédagogiques, linguistiques, artistiques et scientifiques.
Je vais, pour cela, faire de l'Education le premier budget de l'Etat. L'engagement à pour priorité la rénovation des équipements scolaires, la construction des centres d'apprentissage et la modernisation de l'enseignement primaire, secondaire, supérieur, universitaire et la valorisation du corps enseignant.
Je crois important de mettre à la disposition de nos futurs talents tous les moyens nécessaires à l'instruction fonctionnelle, en soutenant la Recherche, l'innovation et les nouvelles technologies, lesquelles constituent la clé de notre futur et l'arme stratégique de notre développement.
Dans cette perspective, une bourse d'études décente sera mise en place, dès l'entrée en fonction du nouveau Gouvernement, pour améliorer la condition de vie de l'étudiant.
Je vais, en ce sens, mettre en œuvre un contrat de formation en créant une allocation d'autonomie pour les jeunes de 18 à 25 ans et les adultes poursuivant une formation en alternance, en engageant davantage les entreprises dans la formation professionnelle, vers l'accès facilité à l'emploi.
Valorisation de la fonction d'enseignant
Si tout l'argent que l'Etat dépense, pour des besoins égoïstes et pour le maintient des privilèges acquis, était consacré à la scolarité de notre jeunesse et la formation des compétences, le Congo aurait, à ce jour, accompli un pas décisif vers le meilleur développement.
Un franc dépensé pour l'instruction de la Nation est un investissement qui en va de l'honneur et de la grandeur du Congo.
Faute d'avoir longtemps négligé ce principe élémentaire, nous sommes, aujourd'hui, obligés de payer le prix fort en matière d'éducation et de formation.
C'est pourquoi, la valorisation de la fonction d'enseignant et de chef d'établissement scolaire, constitue une priorité majeure dans l'action de renouveau.
Les personnels éducatifs ne sont pas des personnes sans importance. Ils sont les artisans de l'avenir du Congo. Ils occupent une place non négligeable dans l'éducation de notre jeunesse et la transmission des savoirs et des valeurs pour préparer notre pays au monde de demain.
A ce titre, ils doivent être respectés, encouragés et rémunérés comme il se doit. Aujourd'hui, ils se sentent négligés et méprisés face à l'avenir. Je mesure leurs inquiétudes. Je m'engage à répondre à leurs attentes. Je veux favoriser une meilleure reconnaissance de leur métier, par la valorisation de la fonction pédagogique, en garantissant à l'enseignant un vrai statut de personnel de l'Etat avec un salaire décent.
J'ai confiance en leur capacité d'initiative et leur imagination pour remplir à bien la mission de l'école de la République.
La famille
Un grand nombre de parents éprouvent d'énormes difficultés pour subvenir aux besoins de leur famille, au point que la pauvreté et les privations auxquelles ils sont confrontés, affectent la natalité et menacent le développement du pays.
Des raisons d'espérer pour la famille
La situation de précarité des parents me préoccupe profondément. Je veux agir efficacement en faveur de la famille. Sans quoi, avec la conjugaison du mal-vivre, des conflits tragiques et des maladies destructives de masse, notre pays risque, à court terme, de connaître une baisse démographique importante, dont les effets seraient lourds pour la Nation.
Cette décroissance pourrait nous empêcher de répondre efficacement aux besoins liés à l'expansion, au financement de la protection sociale et au renouvellement des générations futures.
Face à cette préoccupation, j'ai pour ambition d'engager une grande politique de la famille. Une politique visant à l'instauration d'une allocation parentale pour les familles en difficulté, encourager la natalité, assurer à l'enfance de meilleures conditions d'épanouissement et soutenir le rôle éducatif des parents. L'investissement actif des parents est indispensable dans l'instruction des valeurs sociales, morales, civiques et citoyennes pour l'enfant.
Cette politique d'ampleur, s'accompagnera de mesures garantissant la protection de la maternité, le respect des droits de l'enfance, l'assurance vieillesse pour les mères de famille sans emploi et l'insertion spécifique pour les femmes sans qualification professionnelle, en aidant les jeunes mères célibataires à terminer leur scolarité.
Je vais, dans ce même cadre d'action, favoriser l'insertion spécifique des jeunes en déshérence, par l'école, l'emploi et la formation, en fonction des projets d'études et des besoins de chacun.
Mon ambition est de donner à la famille des raisons d'espérer et d'engager des avancées indispensables pour l'avenir meilleur de tous les Congolais et de notre Nation.
La condition de la femme
La femme Congolaise est la force du Congo. Elle nourrit le pays, instruit la Nation et fait vivre la République.
La place faite aux femmes est timide dans notre pays. Aucune femme ne doit être privée de sa liberté, de ses droits et de sa dignité.
La femme Congolaise doit prendre toute sa part au développement, jouer un rôle actif, avoir un revenu social lorsqu'elle est sans ressources et mener sa vie comme elle l'entend. C'est une ardente obligation pour la République.
Je veillerai à ce que le Gouvernement mette à sa portée tous les éléments pouvant améliorer sa condition dans les domaines de l'emploi, de la formation, du logement et de la garde d'enfants, en renforçant la protection contre les discriminations, la violence affective et le mariage forcé.
Le mariage imposé est une pratique tolérée dans notre pays. Elle porte gravement atteinte à la liberté de choisir dans une société libre, à laquelle je suis profondément attachée. Avec le vrai changement, cette coutume obsolète, faisant de la femme un sujet de marchandage, n'aura plus cours légal dans notre Nation citoyenne et moderne. Je soumettrai au Parlement un projet de loi visant à la supprimer.
Je ne ménagerai aucun effort pour garantir à la femme un meilleur environnement social, renforcer la mixité professionnelle dans tous les métiers, lui faciliter l'accès aux postes de responsabilité et permettre aux mères de famille de mieux concilier la vie familiale et le temps professionnel.
Je crois impératif, dans ce nouveau millénaire, de bâtir une société dans laquelle l'homme et la femme bénéficient de meilleures conditions d'épanouissement avec égalité des droits effectifs.
La santé
De nombreux Congolais meurent chaque année, faute de ne pouvoir bénéficier des soins de santé convenables, pour des raisons de manque de ressources et de structures médicales appropriées.
Le développement du Congo ne peut mieux se faire que si les Congolais sont en bonne santé et mieux soignés face à la maladie.
Sous ma conduite, il ne sera plus question d'être noble ou privilégié pour avoir accès à l'excellent traitement médical.
A cet impératif, je mettrai en œuvre une politique humaine de santé permettant à tous les Congolais l'accès à la qualité de soins, en harmonie avec les progrès thérapeutiques.
Pour ce faire, je vais mobiliser tous les moyens de l'Etat pour rénover les équipements hospitaliers, valoriser les compétences, construire des unités des soins modernes, soutenir la recherche médicale et garantir le droit à la santé, par l'instauration d'un système national de prise en charge des soins médicaux.
Investir dans la santé pour tous est vital pour l'avenir du Congo. A ce titre, la nouvelle politique de santé, conduira à la mise en place d'une gestion préventive des maladies sur l'ensemble du territoire et d'un suivi personnalisé pour des personnes atteintes de pathologies complexes ou d'affections de longue durée, en les prenant intégralement en charge si elles sont handicapantes.
Dans ce cadre, je chargerai le Gouvernement d'engager un plan national de santé permettant à tous d'effectuer des bilans médicaux. Et, aux femmes, de bénéficier tous les deux ans d'une mammographie, en faisant intervenir une législation ouvrant droits à des garanties effectives contre les maladies professionnelles et les accidents du travail, avec des compensations conséquentes.
Compte tenu de l'urgence qui prévaut dans le pays en matière de santé publique, je propose la création d'un fonds transitoire de l'Etat pour mettre rapidement en œuvre la politique humaine de santé. Celle-ci sera progressivement financée par les cotisations de l'assurance-maladie, laquelle sera instaurée sur une base conventionnelle pour tous, en garantissant la couverture vaccinale recommandée à l'enfance et à l'adulte.
A terme, toute la population bénéficiera d'un niveau élevé de protection sociale. Je mettrai en contribution tous les efforts de notre Nation pour améliorer l'état sanitaire du pays, en soutenant les professionnels de santé et le capital de générosité des organisations humanitaires.
Les personnes handicapées
Les personnes à mobilité réduite sont des citoyens comme tous les autres. Nous devons changer la manière dont elles sont considérées dans la société et favoriser leur intégration par l'école, la formation professionnelle et le travail protégé.
Nous devons leur offrir les moyens de vivre dans la dignité. Cela passe par la mise en place d'une politique généreuse et solidaire, visant à leur garantir l'accès facilité au logement, à la culture, aux loisirs, aux sports et aux spectacles.
Je veillerai attentivement à ce que le Gouvernement leur offre, par une loi handicape, des perspectives d'épanouissement leur permettant de vivre mieux, heureux et d'être indépendants.
La retraite et les personnes âgées
Le système général de retraite, en place depuis plusieurs décennies, est incompatible aux valeurs de solidarité dont les Congolais attendent de leur pays.
Le régime appliqué est fragile et sans humanité. Il ne permet pas de financer l'avenir de la retraite. Il accentue la précarité économique et sociale, avec l'absence de règles d'équité et de véritable répartition.
Il me paraît donc indispensable de mettre à plat l'ensemble des questions de la prévoyance sociale et d'instaurer un régime de retraite performant et solidaire, à l'avantage des retraités.
Je trouve injuste que des hommes et des femmes qui ont cotisé de nombreuses années pour s'assurer une retraite heureuse, perçoivent, au terme de leur vie professionnelle, une pension ne leur permettant pas de vivre décemment.
Justice sociale
L'injustice dont souffrent les Congolais, en matière d'attribution des retraites, est inacceptable. Je vais mettre fin à cette situation devenue pesante pour la charge des familles, en rétablissant dans leur droit tous les retraités que compte notre pays. De sorte que tous les cotisants en cessation légale d'activités bénéficieront, dans le cadre du droit à la retraite, fixé à l'age de 60 ans, d'une pension pleine, alignée sur le coût de la vie. Les femmes, qui le souhaitent, pourront en avoir accès à partir de 55 ans.
Je vais, dans cette réforme générale de la retraite, intégrer les personnes âgées ne pouvant plus occuper un emploi et ne justifiant pas du taux plein. Il me paraît légitime qu'elles perçoivent une garantie vieillesse, équivalente à la retraite normale. Les mères de familles nombreuses, percevront une retraite sociale complète, même si elles n'ont pas exercé un travail salarié. Rien ne justifie que les droits des retraités soient spoliés.
Nous devons avoir l'esprit de justice et d'équité. Si un grand nombre de nos compatriotes âgées n'a pas occupé un emploi salarié durant leur vie active, la faute revient à l'Etat. Celui-ci n'a pas assumé son rôle de donner à chaque citoyen, en âge de travailler, la possibilité de trouver un emploi.
Meilleure retraite pour tous
Notre pays a les moyens de conduire une politique active de plein emploi et garantir une meilleure retraite pour tous.
Pour cela, je veux appliquer intégralement l'Economie fondamentale et développer un système de retraite par répartition qui assure un bon revenu à tous les retraités.
Je vais, par ce nouveau système social de retraite, demander au Gouvernement de fixer et d'harmoniser de vrais droits à pension, avec le calcul juste pour tous.
Ce régime général, respectueux des personnes âgées, sera financé par les fonds de l'Etat et progressivement par les cotisations solidaires, prélevées sur les actifs.
Mon ambition est de construire une société juste, prospère et généreuse, capable d'adapter le Congo à l'effort de développement qu'impose la modernité.
Au nom de
la grandeur du Congo
Les Congolais sont héritiers d'une culture riche, vivante et variée, dont les traditions remontent de nos origines mêlées. Il ne faut pas que notre patrimoine collectif soit les référents d'un présent appartenant au passé.
Moderniser la fonction culturelle
Nous vivons une époque d'innovation, de compétitivité et de grandes réalisations. Notre culture ne doit pas se nourrir d'anciens concepts, afin qu'elle soit rayonnante aux dimensions du Congo. Elle doit évoluer avec son temps et s'ouvrir à la modernité. Elle doit devenir un outil de communication pour faire valoir la beauté de notre histoire, le talent de notre création, les valeurs de notre humanisme et faire vivre la francophonie sur le plan mondial. Ceci, en renforçant sa vocation de paix, d'échanges et de rayonnement des expressions culturelles et artistiques entre les nations.
C'est pourquoi, une grande politique culturelle s'impose. Il faut que notre pays soit plus fort à la créativité et doté de musées nationaux, d'espaces publics modernes et d'équipements culturels de qualité. Cette créativité sera orientée de manière à favoriser la diversité qui contribue à créer du lien social et à encourager toutes les formes d'expressions.
Dans un pays ou culture rime avec fierté nationale, nous devons promouvoir notre littérature, moderniser les pratiques artistiques et musicales, raviver nos théâtres et ballets nationaux et diversifier les grands événements culturels et sportifs, avec une grande ouverture sur le monde.
Des mesures qui s'imposent
Devant l'impératif, je mettrai en œuvre un chantier de la culture permettant d'offrir à tous l'accès à l'art. Un chantier visant à développer la politique du livre, favoriser la création musicale, artistique, multimédia et cinématographique par des actions communes avec les associations. Cet engagement sera doté d'un fond national de soutien à l'accompagnement de jeunes talents et à la production d'œuvres culturelles de qualité.
Dans cette perspective, je vais renforcer le budget de la culture et mettre en place une structure efficace de création et de diffusion d'œuvres de l'esprit, avec pour objectif de construire un grand centre national des bibliothèques et des archives, afin de veiller à la sauvegarde de notre patrimoine culturel dans le temps.
La dispersion de nos talents appauvrit davantage notre pays qui éprouve d'énormes difficultés à professionnaliser le travail des auteurs, le métier des artistes et à garantir leur rémunération.
Pour y remédier, je veux assurer à la création culturelle de meilleures conditions de professionnalité. Celles visant à développer une institution efficace de perception et de répartition de droit d'auteur et de producteur dans le cadre général de la redevance. Une redevance assise sur la diffusion radiophonique et audiovisuelle et sur le support inscriptible, en faisant évoluer la manière d'y intégrer les fournisseurs d'accès à l'Internet.
Je veux que nos créateurs, nos artistes et les acteurs de la culture vivent heureux du fruit de leur travail.
La nationalité congolaise
Avec l'art de vivre notre hospitalité, notre culture doit davantage s'ouvrir aux autres. Nous devons mieux accueillir les personnes qui viennent vivre et travailler sur notre sol et leur offrir ce que nous avons de meilleur.
En vertu des engagements internationaux, qui le lie à la reconnaissance du droit d'asile, le Congo a le devoir d'accorder la protection de la République à toute personne persécutée en faveur de son action pour la liberté, ainsi qu'aux femmes victimes de violences caractérisées.
Nous devons bannir toute idée obsolète de la Patrie et intégrer dans la République ceux qui souhaitent devenir citoyen de notre pays.
La diversité de talents, de savoirs et d'énergies en homme, dont le Congo a besoin pour s'affirmer comme une grande Nation moderne, constitue une force d'expansion considérable.
Le repli identitaire est une régression. Tout enfant naît sur le territoire congolais, quelle que soit son origine et sa différence, est citoyen de notre pays. Tel est le principe républicain de la grande Nation congolaise que je veux bâtir.
Regardons la réalité de notre histoire en face. Le Congo a été longtemps une ancienne colonie Belge, devenue République Démocratique du Congo pour raisons de souveraineté. Il prit, par émancipation, le nom République du Zaïre pour redevenir, après plusieurs années, République Démocratique du Congo.
La nationalité congolaise n'est donc pas exclusive ni une épuration de la citoyenneté. Elle est une identité du lien universel et de la diversité de la République dont on ne peut dissocier les parties.
Je ne peux, en aucune façon, tolérer le rejet, la discrimination et l'hostilité entre les personnes qui vivent sur notre territoire.
La participation de tous à la vie de la Nation
Attaché à la cohésion de la République, je veux promouvoir la participation de nos concitoyens de race blanche, au sein du futur Gouvernement et aux institutions de l'Etat. Je trouve injuste et discriminatoire qu'ils soient marginalisés et laissés de côté. D'autant qu'ils sont partie intégrante de notre histoire et de notre communauté nationale. Notre pays est une Nation ouverte et hospitalière à l'égard de tous.
La différence ne met pas en péril la Nation. Elle constitue la richesse de notre diversité, la force de notre Patrie.
L'exclusivité doit être rangée au rayon des antiquités. Notre culture doit refléter l'idéal de notre humanisme et porter le message de notre fraternité à travers l'Afrique et au reste du monde.
Une politique africaine ambitieuse
L'enjeu que représente l'Union africaine est une avancée importante dans le devenir de l'Afrique.
Le Congo ne doit pas rester passif dans le processus de sa construction. Il doit jouer un rôle actif et contribuer avec vigueur à lui doter d'une forte construction communautaire, en encourageant les intégrations régionales, dignes de promouvoir l'unité politique, économique et monétaire qui nous rend solidaire du destin de notre continent.
Une nouvelle Afrique
Avec son potentiel humain, géographique, économique, non utilisé à sa valeur réelle, l'Afrique est un continent d'avenir, quelles que soient ses difficultés actuelles.
Face aux enjeux de notre temps, elle ne peut se construire avec des incohérences multiples qui sont facteurs d'instabilité et d'affaiblissement constant.
L'Afrique à une influence planétaire et doit se forger une crédibilité. Elle doit démolir le mur de l'intolérance, semer partout la liberté, la démocratie et garantir le respect des droits des personnes, afin que l'union féconde et le développement atteignent une phase irréversible dans l'émancipation des populations au service de l'homme.
Dans cette perspective, je conduirai une politique africaine ambitieuse, basée sur le renforcement de l'Union africaine, dont l'aboutissement est plus que jamais une nécessité absolue.
Je proposerai aux Etats membres de bâtir des avancées cohérentes et effectives. Des avancées visant à mettre en œuvre une coopération étroite entre l'Union africaine, les Etats-membres et les Parlements nationaux, associer davantage la participation des citoyens aux processus communautaires, renforcer la coordination des politiques de développement et supprimer les obstacles qui marginalisent l'Afrique sur le plan mondial. Telle est l'ambition que le Congo portera dans l'action de renouveau.
La nouvelle Afrique n'a pas de temps à perdre dans la mise en commun des destins nationaux.
Nous devons ensemble avancer à grand pas vers l'avenir, nous doter d'institutions fortes d'intégration communautaire et anticiper les décisions essentielles, même si elles sont difficiles à prendre aujourd'hui, pour construire une nouvelle Afrique : une Afrique unie, forte, moderne, prospère, généreuse, fraternelle, ouverte sur le monde.
Une politique internationale avantageuse
La voix et le rayonnement du Congo sur la scène internationale ne sont pas perceptibles à la hauteur de l'importance que lui confère son envergure économique et régionale.
Notre pays doit retrouver sa vraie capacité de peser dans la construction d'un monde juste et solidaire et occuper la place qui lui revient dans le concert des nations.
Une coopération renforcée
Fidèle à la conception de notre diplomatie de l'universalité, celle qui privilégie l'homme, les valeurs humanistes et la garantie des intérêts mutuels, je mettrai en oeuvre une politique étrangère fondée sur le développement des échanges, le respect des accords internationaux et le renforcement du partenariat avec l'ensemble de l'humanité.
Dans un environnement international marqué par l'ouverture des économies et les tentations de repli, notre pays doit engager une coopération à la hauteur des défis qu'il nous faut relever et devenir un partenaire crédible.
Même si nous ne devons compter que sur nos forces pour avancer vers le progrès, il existe des objectifs de développement qui nécessitent le soutient de la coopération pour être réalisés.
Contribuer au développement du Congo n'est pas un investissement négatif. C'est un enrichissement réciproque. Notre pays est prometteur. Il offre de nombreuses opportunités de création forte de la richesse, mais il est en retard d'expansion.
Le Congo a besoin d'un soutien fort de ses partenaires, des institutions internationales et des investisseurs souhaitant contribuer à son essor pour accomplir le bon développement.
Je crois pour cela capital de renforcer nos liens indéfectibles avec les Etats-Unis. Je souhaite qu'ils nous accompagnent efficacement dans la marche de notre pays vers le progrès et la prospérité.
J'attache, par la même ambition, une grande importance aux relations privilégiées unissant le Congo et le Royaume de Belgique. Je souhaite qu'elles se normalisent et s'intensifient sur la base de nos liens historiques, avec un nouveau traité d'amitié et de coopération élargie.
Les relations forgées par le destin partagé avec la Belgique, nous confèrent l'avantage de mieux nous faire entendre au sein de l'Union européenne.
Le rôle indispensable de l'Europe dans le monde nous implique à établir des relations d'excellence avec la France. La France est pour le Congo un partenaire majeur et incontournable pour affronter les défis du siècle en pleine mutation. Le Congo ne peut se passer de sa vocation et de son engagement dans le développement des Nations tournées vers le progrès et l'avenir. Je vais, dans un esprit nouveau, bâtir des liens de coopération exceptionnels et pérennes entre nos deux pays et développer des échanges bilatéraux sans précèdent.
Davantage de liens et de relations de haute importance
Je vise, dans le sens de la coopération fructueuse, solidaire et indissoluble, promouvoir des relations de haute importance avec l'ensemble de nos partenaires. Ce qui ne saurait exclure la nécessité de renforcer nos liens étroits avec l'Allemagne, le Canada, l'Espagne, l'Israël, l'Italie, les Pays arabes, le Portugal, le Royaume-Uni, la Suède, la Suisse.
Parce qu'il nous faut engager une politique internationale avantageuse, je vais bâtir un vrai partenariat avec la Russie, ouvrir de nouveaux horizons à l'Australie, au Brésil, à la Chine, à l'Inde, au Japon et nous élargir d'avantage à d'autres Etats.
Dans un monde ou les structures de gouvernabilités sont devenues interdépendantes, il est capital que les Etats de la planète travaillent ensemble et mettent en œuvre une collaboration internationale renforcée, dans le cadre de l'Organisation des Nations Unies et de ses institutions spécialisées.
Le rôle universel de l'ONU est vital pour le règlement de grandes questions contemporaines liées à la paix, l'environnement, au commerce mondial, au système éducatif pour tous et à l'aboutissement de grandes ambitions en matière de développement et de lutte contre la pauvreté dans le monde.
Ces défis planétaires représentent pour le Congo un enjeu capital pour lequel je mobiliserai tous les efforts de notre pays dans une action politique forte.
Je crois en la force du Congo
Je crois en la force du Congo et en l'énergie des Congolais. Les engagements du vrai changement seront tous tenus, quelle que soit la difficulté de la tâche.
Les objectifs fixés et les réformes envisagées seront financés par les fonds de l'Etat, les ressources générées par l'organisation efficace du pays, les recettes de la fiscalité de croissance et le produit de l'expansion de la prospérité.
Le Gouvernement de la Nation mettra en œuvre, sur la base du contrat présenté au pays, la politique que j'ai définie, avec exigence de résultats.
Un pays au travail s'enrichit. J'ai la conviction que dans les cinq prochaines années, le Congo va connaître le meilleur développement qui nous permettra de vivre mieux, heureux et de travailler tous.
C'est l'engagement que je prends pour la mission que je veux conduire au service du bien-être de tous les Congolais et de l'avenir prospère du Congo.
Faites-moi confiance, vous ne serez pas déçus.
Vive la République ! Vive le Congo !
Les engagements
du vrai changement
Formation du Gouvernement de la Nation, représentatif de tous les Congolais, sans exclusif.
Organisation efficace du pays et renforcement des compétences de la territoriale.
Organisation efficace du travail et instauration d'un salaire de prospérité pour tous.
Mettre fin à l'égoïsme, au gaspillage des finances publiques et garantir la transparence des comptes de la Nation.
Changer le Congo par l'investissement et l'innovation forte.
Construire des logements modernes pour tous et faciliter l'accession à la propriété.
Promouvoir un Etat républicain responsable.
Instaurer la démocratie réelle et garantir les libertés, la sécurité et la justice égale pour tous.
Mettre en œuvre l'Economie fondamentale, garantir le pouvoir d'achat fort et donner un emploi à chaque Congolais.
Instaurer la fiscalité de croissance et promouvoir la justice sociale.
Construire une société de prospérité et garantir une vie meilleure pour tous; notamment, par la révolution éducative, une grande politique de la famille, l'amélioration des conditions de la femme, l'accès à tous aux soins de qualité, la promotion de la personne handicapée et la mise en place d'une pension de retraite décente.
Moderniser la fonction culturelle et l'attractivité du territoire.
Adapter la nationalité congolaise à la modernité.
Conduire une politique africaine ambitieuse.
Mettre en œuvre un partenariat international avantageux.
"Attaché au respect de la parole donnée,
je mettrai en place un observatoire des engagements
permettant à tous ceux qui le souhaitent
de suivre la réalisation des engagements
du vrai changement."
Congo Avenir 2006