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L’année de renouveau




Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs,
Chers Compatriotes,


Le bon chemin de croissance, d'emploi et de prospérité.

En ce début d’année 2008, que je souhaite excellente pour le Congo, j’adresse du fond du cœur, à chacune et chacun d’entre vous mes vœux les plus républicains.

Etant au service de la Nation, je n’oublie pas que nous sommes un Peuple de paix, une Nation tournée vers la liberté et l’émancipation de l’esprit humain, inspiré par la volonté féconde de bâtir ensemble un avenir prospère et de faire avancer le progrès de l’humanité.

Je tiens, dans cette perspective, à exprimer au nom de la République, ma reconnaissance aux efforts investis par l’Amérique, l’Europe, l’Onu et les pays de la Communauté internationale pour engager notre pays dans la voie de la démocratie, du développement et de la prospérité.

Je tiens, notamment, à remercier tous ceux qui m’ont écrit et exprimé leurs opinions pour mieux orienter le vrai changement.

Je lis, avec immense intérêt, vos points de vue et vos réactions. Votre engagement et vos encouragements sont nécessaires pour que nous puissions, ensemble, apporter de vraies réponses aux préoccupations communes, dans l’accomplissement du bien-être général.

Je sais que pour beaucoup de nos Compatriotes, le changement vient lentement et pour d’autres, il ne répond pas aux attentes exprimées.

Je respecte l’avis de chacun. C’est la liberté de pensée, la liberté sans crainte que le Congo a besoin pour que s’affirment les aspirations aux droits de la personne humaine.

Le pays tout entier en a conscience qu’il y a beaucoup à faire pour réussir le changement. Et s'il y a tant à faire, c’est parce que nous reproduisons les habitudes d’avant. Nous continuons à prendre le temps au temps, sans savoir où se situent les vrais enjeux de la réussite.

Par manque d’audace et de clairvoyance, nous laissons différer les réformes vitales en faisant le choix de l’immédiat, en sacrifiant l’intérêt supérieur.

Cette absence de volonté et de vision du bien pour tous fragilise le pays. Elle met en retard le progrès. Elle nourrit le désemploi et la pauvreté. Au bout du compte, elle affaiblit la grandeur du Congo dans le monde.

Au lieu de faire des discours faciles, en rapportant à plus tard ce qu’il y a faire aujourd’hui, nous devons agir dès à présent. Nous devons doter le Congo d’un Gouvernement qui ne recule devant la fatalité. Un Gouvernement décidé à moderniser le Congo et à l’adapter à son temps, à notre siècle de l’innovation.

Il fait longtemps que nous négligions la force de la diversité pour réussir le développement. Nous cultivons l’exclusion de nos Concitoyens de race blanche de la gestion du pays. Nous accusons à tort les Congolais d’origine rwandaise de tous les maux de la souffrance nationale. Et nombreux se voient, par discrimination, refuser la nationalité congolaise.

Cette attitude doublée de xénophobie est inacceptable. Les femmes et les hommes que nous pensons être des non-congolais sont nos Compatriotes dans la République et sont partie intégrante de notre Nation, en conformité aux nobles idéaux de l’Union africaine, au processus d’intégration régionale de l’Afrique centrale et au respect des liens de l’universalité avec le reste du monde.

Au regard de la diversité de notre Nation, le Congo n’est pas la propriété d’une personne, ni l’héritage d’une seule race ou d’une seule ethnie. Il est un Bien de l’humanité donné à l’ensemble des habitants du Congo, sans distinction d’origine, de faciès, de culture, de croyance, de couleur de peau et de liberté de choix de vie.

Nous avons la responsabilité collective de préserver notre patrimoine commun, de promouvoir ses valeurs humanistes et de mettre fin à toute forme de racisme anti-Blanc, de haine, de rancune, de règlement de compte et de rejet des autres.

L’exclusion de nos Concitoyen de race blanche de la vie du pays, la discrimination méfiante de l’autre sont indignes de notre hospitalité. Elles n’honorent pas la République que nous voulons unie, juste et fraternelle pour tous.

La République n’est pas une identité homogène. C’est un mélange de la diversité. Il n’y a pas sur terre d’identité parfaite, d’autant qu’elle n’existe pas. Nous sommes tous filles et fils de notre mère Afrique et les descendants de l’humanité. Ne rejetons pas nos frères et sœurs d’origine rwandaise à cause des fantasmes du conflit que personne n’approuve la détresse.

Que l’on soit Noir ou Blanc, citoyen congolais ou résident étranger, ensemble, nous constituons une force dynamique de l’expansion.

Je veux doter le Congo d'un gouvernement qui va au-delà des partis, de l'ethnie et de  la couleur de peau.

Partant de l’ambition, je veux instaurer un changement important dans la manière de gouverner le Congo.

Dès les premiers jours de l’action de renouveau, je veux former un Gouvernement d’ouverture qui ne laisse personne en marge de la République. Un Gouvernement d’action, dans lequel je veux nommer les acteurs de la société civile, les femmes et les hommes du monde associatif, ainsi que nos Concitoyens race blanche écartés jusqu’à présent de la vie de l’Etat.

Un pays multiculturel comme le nôtre, plein de talents, de savoirs de qualité et de potentiels frisant la démesure, ne peut se moderniser avec de vieilles conceptions et de mœurs rétives de l’indépendance.

Le système égoïste de gouvernement riche et de peuple pauvre n’incite guère la population à donner le meilleur de son effort face à l’ampleur du chantier de rénovation.

Ne mettons pas la charrue avant les bœufs. Il est impossible de bâtir un Congo plus beau quand les un ont tous et les autres n’ont rien. Un peuple qui ne mange pas à sa faim n’est pas productif.

Au nom de l’idée que je me fais du Congo, de ses perspectives et de son destin, j’engagerai le Gouvernement à mobiliser tous les efforts pour assainir notre économie, remettre en ordre nos finances, résorber nos déficits, rénover le service universel, instaurer la gratuité de soins de santé et donner un coup d’arrêt décisif aux gaspillages et aux détournements des fonds public, afin de créer les saines conditions du bonheur national.

La gestion exemplaire du Congo ne peut s’exercer à l’aune des privilèges appauvrissants. Nous devons imprérativement changer nos méthodes et doter le Congo de solides fondations de prospérité générale.

A cette fin, je veux créer un département du Budget Economique de l’Etat. Elle sera une haute autorité, indépendante du Gouvernement. Elle aura la charge de la gestion de toutes les recettes et dépenses du pays pour le financement efficace de besoins de la Nation.

Le ministre des Finances, sous la responsabilité du Premeir ministre, établira les nécessités de chaque projet de budget, en déterminera la nature, le montant et l’affectation des ressources et des charges de l’Etat. Il le fera, non pas, tenant compte de l’équilibre économique et financier préalablement établi (et dont les mises à jour sont fréquentes dans l’année), mais en fonction du résultat réel de la productivité du pays et des attentes de la Nation.

Le budget défini du Gouvernement sera ensuite soumis à la haute autorité du Budget pour réguler les priorités d’action, conformément à l’Etat financier exact de la République.

En cas de conflit entre l’autorité du Budget et le Gouvernement, la saisine du Conseil économique permettra de trouver un consensus, mais la haute autorité aura le « dernier mot ».

Suivant l’avis de l’autorité du Budget, le projet de loi de finances sera ensuite présenté par le Gouvernement au Parlement. Une fois adopté dans les règles, il devient le budget de la Nation, dans l’idéal de la décentralisation républicaine.

C’est une réforme sage qui épargnera notre pays de la « budgétite ». C'est-à-dire, l’établissement incohérent du budget entre loi de finances et les réalités économiques d’ensemble, et lequel occasionne les privations et la souffrance de la population.

Le budget de notre pays est souvent défini sans réelle pertinence économique pour la croissance et le social . L’acceptation du déficit annexée à son élaboration n’est pas un solvant apportant la prospérité.

Cette facilité permissive alourdit l’endettement public, pousse à l’augmentation de la fiscalité, porte les prélèvements sociaux à un niveau élevé et conduit à la dérive les comptes de la Nation. Au final, elle devient coûteuse pour le pays, contraignante pour le peuple et ruineuse pour l’économie. Et avec un pouvoir d’achat altéré, les effets d’appauvrissement ne peuvent stimuler ni l’activité ni la croissance.

Il n’est donc judicieux d’incorporer les pondérations déficitaires dans le budget national, si l’on veut obtenir les performances qualitatives de l’expansion.

Le budget national doit être établit selon l’état réel de l’économie et des attentes fiables de la population. Une nation ne vit pas à crédit ni avec des hypothèses économiques contrastées. L’anticipation ne devra se fonder que sur le concret, sur ce qui concours aux opportunités crédibles. Les opportunités de capacité excédentaire, ayant l’incidence de conforter le futur, sans dégradation du pouvoir d’achat.

C’est pourquoi, je tiens à privilegier une gestion efficace pour le Congo.

L’économie n’est pas la science abstraite ni l’équation des prévisions. Sans quoi, il devient l’art de compliquer les choses simples.

L’économie, c’est le savoir de faisabilité. L’évidence de ce qui doit être réellement réalisé avec la conviction de réussite.

L'économie de bien-être.

Avec les principes de l’Economie fondamentale, nous allons sortir du postulat caduc. Celui aligné sur l’équilibre de l’offre et de la demande. Cette symétrie est dépassée. Elle n’a plus les énergies du désir créatif et ne peut que nous conduire dans le déclin et les travers vicieux du système des travailleurs pauvres.

Je veux, avec efficacité, orienter notre création sur le primat de la demande. De manière à entraîner l’offre à s’exprimer de façon prononcée sur le marché.

L’offre constitue l’événement dont la consommation n’éprouve pas spontanément le besoin. La demande est l’expression du désir de ce que le désir désire.

Quand la demande surpasse l’offre, l’économie est créatrice de plus de richesses et d’innovations permettant de couvrir les attentes non satisfaites. Les attentes dont la force des contours et l’intensité du désir de satisfaction rendent la croissance forte, solide et pérenne.

Là où l’offre dépasse la demande la consommation se rétrécit, devient hypothétique et stagne. La quantité des biens et des services mise sur le marché s’adapte moins sur les motivations réelles de la demande. Cette variabilité incongrue induit la perte de la compétitivité, génère l’inflation sur le mouvement des prix, de manière à constituer un moyen de couvrir les marges déficitaires enregistrées sur la productivité.

En cas de spéculation avide de croissance, ladite variabilité est assortie d’une hausse passionnelle des prix, à partir de laquelle se manifeste un mouvement d’anticipation du bénéfice déployée sur la fluidité du pouvoir d’achat.

Et à mesure que l’inflation crève la consommation, les entreprises affaiblies sont obligées d’employer le plan de licenciements ou de se retirer du marché, en générant le chômage et la pauvreté de masses.

En soi, l’équilibre entre l’offre et la demande ne favorise pas la stabilité des prix. C’est la variabilité de la demande et la force du pouvoir d’achat qui détermine l’expression de la monnaie. Cette expression est conditionnée par la libre concurrence. Laquelle est le seul vrai modérateur sur les prix.

Plus la concurrence est libre, loyale et plurielle, plus la demande potentielle maintient les prix à son juste niveau sans entamer la capacité du pouvoir d’achat.

Pour cela, indexer le salaire sur les prix n’aucun effet d’entraînement sur l’économie. D’autant que le délai d’ajustement éliminent les répercussions positives sur la valeur absolue de la demande. Et à fortes conséquences de mécompte, il ne peut occasionner la chute de l’activité par des revendications salariales qui en résultent.

C’est le cas des accords de « Mbudi », négocier en 2005. Le gouvernement de transition pensait se servir de la hausse différée des salaires, alignés sur l’indice à la consommation, pour déclencher le moment venu la croissance sur l’ensemble de l’économie.

En 2007, à l’heure de réaliser « Mbudi », les contraintes du désordre sur les prix et l’état déficitaire des finances publiques n’ont pas permis à l’équipe successeur de tenir la promesse des fleurs. La déception provoquée et les grèves qui s’en sont suivies, n’en finissent pas de nuire à l’activité.

Avec le vrai changement, la gestion du travail ne se fera pas en détail. L’investissement et la croissance seront totalement placés sur l’emploi mieux payé et le bien-être.

Je ne suis pas partisan de la rentabilité perdue sur le rattrapage des salaires. Le temps d’ajustement freine le rendement de la consommation et la productivité.

Autant qu’on puisse le dire, le rattrapage des salaires sur les prix ne peut être en soi rattrapée. C’est un leurre économique. Un cercle vicieux d’augmentation des prix. Il ne ferait qu’affaiblir l’expansion à perpétuité, en apportant rien de consistant à la croissance.

Un meilleur salaire mensuel est la seule vrai panacée pour la bonne santé de l’économie et de ceux qui mettent en valeur la richesse créative.

Pour mieux couvrir la hausse des prix, sans mécanisme différé de valorisation des salariales, il suffit de maintenir la croissance sur des bases empêchant le renchérissement des denrées alimentaires, de la pharmaceutique, des biens et services marchands et de mettre en ordre les structures qui régissent le fonctionnement de l’économie.

Pour le faire efficacement, il convient, en priorité, de supprimer le parcours de multiplication des prix que prend le produit sortant de l’agriculture ou de la fabrication pour atteindre les étals du commerce et de promouvoir le prix juste pour les biens et les services offerts à la population.

En même temps, il est crucial de juguler la contrefaçon économique. L’imitation illicite des biens consommables défiant la qualité requise et les droits de la propriété commerciale, détruit l’emploi réel, met en péril la santé humaine et détériore les facteurs de croissance.

Sans la prise en amont des mésures salutaires, visant un fonctionnement ordonné de l'économie, la croissance potentielle et la qualité de vie ne feront que se dégrader sur fond d'anarchie et des vivacités mercantiles.

Pour peu que la consommation négative au bien-être conduit l'existence vers la souffrance de plus en plus grande et généralisée, la prise de conscience impose de prévaloir l’éthique de la responsabilité et les valeurs humaines de l'essor.

Comme prévoit le capitalisme social, pour garantir la compétitivité qualitative de notre économie, aucun habitant ne doit manquer des ressources assurant une meilleure vie.

L’absence de pouvoir d’achat d’un seul individu induit de sérieux préjudices sur la créativité économique. Elle modifie l’évolution quotidienne de l’expansion et réduit la part régulière de la compétitivité de l’entreprise.

Dans notre pays, des milliers d’habitants vivent sans ressources permettant de provoquer la dynamique de création de richesses. Et si l’on comptabilise le manque à gagner que la précarité cause à l’économie, on constatera vite que l’expansion sans garantie de revenu pour tous est nul d'effet pour le développement créatif. Le développement dont notre pays a besoin pour susciter l’émergence d’un Congo toujours plus beau, comme le souhaite le Président de la République.

Si nous ne renonçons à la rétention du bien-être des masses, nous aurons du mal à promouvoir la bonne gouvernance qui concourt au respect des droits humains et aux progrès de l’humanité.

Une société sans pouvoir d’achat conséquent, ne crée que le désemploi, la pauvreté économique et la misère sociale. Elle ne peut procurer de bonnes conditions de vie à tous.

D’où ma priorité de construire une société de travail et de prospérité en donnant les moyens d’existence décents à chaque habitant, sans distinction d’origine, de nationalité ou de sexe.

Les mères de famille ayant choisi d’élever leurs enfants et les femmes sans emploi auront un revenu personnalisé, dans l’attente de retrouver une activité ou d’en trouver. L’octroi d’allocation d’accomplissement d’existence sera un droit républicain. Un droit insaisissable en aucun cas.

La femme est la force du Congo, l’avenir de notre Nation. Elle ne doit pas être une dame de confort ni de charité pour l’homme.

Nous ne pouvons ignorer les réalités inavouables qu’elle vit dans notre pays. Les préjugés rabaissants dont elle fait l’objet sont tenaces. Alors qu’elle mérite honneur et respect.

La femme ne peut mieux s'assumer dans le mépris de son noble statut et dans les privations insupportables. Elle ne peut mieux remplir à l’égard de l’enfant la fonction affective et éducative si aucune politique de l’estime et du respect n’améliore son sort.

Sous ma conduite, je veux engager une politique familiale de grande ampleur qui lui procure fierté, vie décente et dignité humaine.

Je mettrai tout en œuvre pour que la femme soit financièrement indépendante de l’homme. Elle doit vivre la vie sans contrainte, comme elle la souhaite. Il en va de l’avenir de notre pays.

Dans le vrai changement, la mission que je confierai au Gouvernement d’action ne sera pas un palliatif pour le chômage et la pauvreté.

Ces deux fléaux du monde égoïste ont atteint un volume de conséquences de plus en plus intense. Ils renaîtront continuellement de leurs cendres fumantes, si nous agissons à l’opposé des réalités quotidiennes. Et considérant la récidive de son embrasement incessant, nous n’aboutirons jamais à leur extinction.

La mission du Gouvernement d’action sera le défi du courage de vaincre le chômage et la pauvreté. J’ai la ferme conviction et la volonté inflexible de triompher de l’adversité qui ruine la vie des gens, instabilise les familles et porte atteinte à l’existence humaine.

Si l’on croit la tâche infaisable, changeons le bien-fondé de l'action publique, sans céder à la résignation. Donnons lui le sens réel de résoudre les problèmes de la société et d’apporter de vraies réponses aux préoccupations de ceux qui souffrent et espèrent. C’est une exigence absolue.

Le scepticisme n’est pas humain, face aux malheurs publics. J'ai crois en l’investissement de chacun d’entre nous. J’en suis certain, qu’ensemble nous réussirons et tout sera possible.

Ainsi donc, déterminés dans l’effort créatif de progrès et d’innovation, nous atteindrons rapidement l’économie de plein emploi, sans égoïsme d’Etat, sans malvie. C’est vital pour l'avenir de l’Homme et de l’humanité.

Je ne suis pas pour un Congo replier sur soi-même. Je veux un Congo qui porte une grande ambition pour l’Afrique.

Je souhaite que notre continent occupe la place qu’elle a longtemps occupée dans l’histoire.

Depuis les origines, l’Afrique est la mère de l’humanité, la jonction des civilisations du monde, le court chemin du futur. Le chemin porteur d’avenir intégral.

Partant de sa vocation humaniste, l’Afrique ne doit être un lieu de confrontation contre les autres. Elle doit être une terre d’espérance ou toutes les races, toutes les langues et toutes les cultures de l’universel se mettent en commun pour échanger le savoir, forger le progrès et cimenter la fraternité, en vue de l’émancipation du bien-être de tous, avec un bien vivre écologique.

La nouvelle Afrique éxige de nous le meilleur.

Le temps des possibles est venu. Il faut que notre continent se dote des moyens forts de porter un message de paix, de liberté sans crainte, de pluralisme, de fraternité, de solidarité, de tolérance et de l’exceptionnelle diversité.

Nous devons, entre nous, établir une union toujours plus étroite pour rendre impossible la fatalité de la division, l’appauvrissement des populations, en brisant les obstacles identitaires, en refusant la discrimination et le rejet des autres.

Avec le devoir de l’action, je mettrai en œuvre une politique bâtisseur de la nouvelle Afrique. L’Afrique de modernité. L’Afrique du 21ème siècle. Celle qui exige de nous le meilleur, dans tous les domaines et dans tous les aspects.

C'est en ce sens que je travaillerai à promouvoir l’intégration régionale de l’Afrique centrale pour un élargissement formant le socle sur lequel l’Union exhorte d’avancer vers le bonheur commun.

Je veux, sans exclusif, renforcer davantage le processus régional avec l’Angola, le Burundi, le Cameroun, la Centrafrique, le Congo Brazzaville, le Gabon, l’Ouganda, le Rwanda, le Soudan, la Tanzanie, le Tchad et la Zambie dans un leadership d’ensemble.

Nous sommes entre nous liés par des liens indéfectibles très anciens et nous devons ensemble, dans la fraternité solidaire, relever les défis de l’essor et de l’avenir de l’Afrique.

Le Congo doit contribuer à allumer un nouveau phare sur le destin de l’humanité, en assumant ses responsabilités au service de l’universel.

Nous devons mieux vivre dans un monde qui vit bien.

Pour l'atteindre, en synergie avec d’autres Nation, le Congo a besoin d’une diplomatie de prospérité. Celle qui féconde l’essor, défie l’appauvrissement humain et apporte à tous le bien-être.

C'est la vertu de la politique étrangère que je mettrai en œuvre pour le Congo. Laquelle est à même d’engager efficacement notre pays sur le chemin de la réussite. Le chemin qui le sortira du mal vivre et du sous développement.

Le Congo doit avoir la capacité d’anticiper le temps à venir, d’ouvrir la voie aux opportunités futures et de mettre en oeuvre le progrès et l’innovation pour accomplir la mutation vers la société du savoir, de la croissance, de l’égalité, du partage et de la responsabilité.

L’époque du chacun pour soi est révolue. Les Nations du monde ne peuvent se détacher des intérêts communs des hommes et de l’humanité.

Fidèle aux valeurs de l’universel, je souhaite, en vertu du partenariat historique qui nous lie indéfectiblement, que l’Amérique, l’Asie, l’Europe, l’Océanie et tous les partenaire de l’Afrique, prennent une part active au projet du vrai changement pour le Congo que j’ai défini.

C’est un dessein unique, une perspective grandiose pour le progrès partagé.

Ensemble, construisons une prospérité de paix mondiale.

Vive le République ! Vive le Congo

Alain Matumona

Congoavenir.com
Mise à jour le 09.01.08 -12h24









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Congo Avenir 2006