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L'ordre juste


La République reconnaît à aux habitants les droits à la vie décente, dans un idéal de paix, de justice et de sécurité. Cet idéal n’est pas égale pour tous, ni serein dans le cœur de chacun.

De tout part, la tranquillité fait place au dénie des droits et à la défaillance du respect de la vie privée et la de familiale, de l’intégrité du domicile et de la dignité humaine.

Nul n’est libre de circuler de jour comme de nuit, sans craindre les prétextes de l’autorité publique. Alors que la liberté et la protection des habitants consistent à faire tout ce qui ne nuit pas à autrui.

Le contrôle, les arrestations et la détention se font sans l’injonction l’égale, ni devant l’auxiliaire de justice, pouvant représenter le citoyen devant les juridictions, comme requiert l’Etat de droit. La vacuité juridique nuit à la neutralité des institutions, nécessaire à l’intérêt publique.

La sécurité devra s‘exercer avec la conscience de s’abstenir de tomber dans les mêmes travers d’hier. Tout en reconnaissant aux habitants la jouissance de bien-vivre, de ne pas être arrêté arbitrairement et d’être protégé sans faille.

Au vu de l’usage de la force contre les droits, l’exercice des libertés publiques, les procédures pénales et le régime de la propriété civile, on est astreint à se demander à quoi sert la démocratie lorsqu’on s’en prend à sa vertu, à sa légitimité.

Afin que Paix, Justice et Travail ne soit une obligeance purement formelle, nous devons sortir de l’option de laisser-faire et de condamner les excès après coup. Cela ne renforce ni la crédibilité de la République ni l’avenir de la Nation. L’écart ne pourrait que donner raison à ceux qui avancent des arguments de toute sorte contre l’ordre établi.

Un pays ne se gouverne pas selon le bon plaisir de chacun ni d’un groupe social. Il y a des lois que nous devons respecter quelque soit son opinion, même confessionnelle. Sans quoi il n’y a point de Constitution.

L’Etat doit pouvoir accomplir sa mission dans les moindres détails et dans l’esprit de la loi préservant la cohésion nationale et les droits naturels de l’homme. De sorte que le respect de la vie humaine surpasse toute pensée, tout intérêt et tout dessein. Car l’individu ne dispose que d’une seule vie. Si elle s’éteint, il ne pourra plus en trouver d’autre ailleurs.

En dix ans, le Congo a perdu plus de 5 millions de vie à cause du laissé-pour-compte. C’en est trop pour un pays qui se réduit chaque jour de plusieurs milliers d’âmes, sans que la natalité résolve le préjudice.

Nul n’ignore qu’il nous faut un grand potentiel humain pour réussir le Développement du Troisième Millénaire (DTM). Pour cela, nous avons le devoir de protéger la population tant civile que militaire et garantir la sécurité et le bien vivre à tous.

Je souhaite ardemment que la concorde et la paix triomphe sur toute la République.

Avec l’ordre juste et la fraternité, construisons ensemble le Congo utile.

Alain Matumona

Mise à jour, le 20.03.2008


Seul le présent texte en ligne sur Congoavenir.com fait foi.



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