La conquête de la paix.

La conférence de paix sur les deux provinces du Kivu, initiée par le Chef de l’Etat, est une volonté louable d'extirper le ressenti de la déception et l’inquiétude d’a priori disparate.
Le Congo entier est fasciné du travail civilisateur résultant des questions essentielles du conflit dont nous devons résoudre le fond et les caractéristiques.
A première vue, tout semble possible que la paix tant attendue s’affranchisse des surenchères qui exacerbent les divergences et obèrent les avancées acquises.
Mais en regard de ce qui ressort du particularisme ambiant, on s’interroge si on atteindra le but fixé.
Pour le constitutif, on notera, malgré tout, une insuffisance. Celle d’avoir omis de prévaloir le rôle de facilitateur que jouent dans le dialogue de paix l’ONU, l’Union africaine et les pays partenaires de la Communauté internationale pour fructifier une résolution de consensus.
En clair, on aurait mieux fait de gagner du temps que de lâcher l'oeil avisé. La paix ne se décrète pas. Elle se fait et se construit avec toutes les parties concernées.
Le Congo ne peut que prospérer dans une adhésion pacifique au destin national. Même si les avis divergent sur la finalité, il n’y a pas d’autre voie. Nous devons avancer vers la conquête de la paix.
Les populations des Kivu ont soif de normalité d’un avenir serein. Elles sont fatiguées de l'incompréhension qui les maintienne loin des leurs et de la territoriale au prix de désolations insupportables. Elles attendent rien d’autre que la paix.
Nous devons leur offrir une paix intégrale. Celle qui soit dans les cœurs. Celle qui remplit le Congo profond de joies immortelles jusque dans les plus lointains de nos villages, dans une atmosphère de concorde, de confiance et d’espoir que les générations de demain s’en souviendront toujours par des festivités de commémoration triomphante.
D’où l’obligation d’aboutir au résultat. Nous ne pouvons, en aucun cas, nous permettre d’un échec. Cela tient à la crédibilité de l’action du pays.
Ayons donc le défi du courage de bâtir une paix bénéfique à la République et à l’ensemble de la région des Grands-Lacs et des Etats membres de l’Afrique centrale.
C’est plein de confiance qu’on saura gré à Président de la République d’avoir restauré la cohésion qui longtemps fait la force de notre nation et de notre prospérité.
Le Congo tout entier aspire à la paix.
Alain Matumona
Congoavenir.com
Mise à jour le 14.01.08-8h40
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Congo Avenir 2006