samedi 11 février 2012
Quotidienneté
Je reviens sur l’immense attrait de l’horizon,
Sur le havre ou baigne au vent l’astre des saisons,
Cueillir au soir, envahit de joies courtisanes,
La fleur native au riche parfum de tisane.
Pas un œil du jour ne pense au plaisir étroit
De contempler filer le soleil vers le toit,
Où s’éternise au loin le reste de la vie,
Que le clair de lune errant jouisse avec envie.
L’homme aime insouciant le délice instantané,
Et oublie de puiser dans le ciel spontané,
La vive exaltation de l’ivresse incessante,
Que donne à l’infini l’étendue flamboyante.
L’aube est l’image émerveillée de la bonté.
Le soir est l’écho grisant du jour affronté.
La nuit, c’est la caresse apaisée de nos rêves,
Où le temps usé défile en perle de fève.
Une journée vécue est une éternité,
Qu’on ne voit entièrement des yeux limités,
Pleins de cloisons, jusqu’à l’ombre des traits humides,
Comme un noir versant des crépuscules timides.
Mais de l’espoir luisant, on voit briller la nef,
A travers le désir constant d’un regard neuf,
Qui n’appartient qu’à l’homme au couplet de chimère,
Où rien ne s’offre à nous que la vie éphémère.
Alain Matumona
[ Réagir à l'article ]  [ Lire les réactions ]
Imprimer
Congo Avenir 2006