
samedi 05 juillet 2008
Soins gratuits pour tous

Le Congo est confronté à une crise sanitaire préoccupante.
L’accès aux soins est de plus en plus difficiles pour les démunis. Les structures hospitalières sont à majorité vétustes. Les médicaments coûtent chers et ne sont pas remboursés. La santé est devenue un luxe. Elle ne tient plus que par l’argent que la majeure partie de la population ne possède pas.
La vie et le respect de la personne humaine sont en cause. Alors que le développement du Congo n’est possible que si tous les habitants sont mieux soignés face à la maladie.
L’intérêt général suggère à ce que le Congo mette en œuvre une réforme démocratique sur la santé. Une réforme instaurant le droit aux soins gratuits pour tous, de manière à faire valoir la jouissance du droit à la vie que prône l’article 47 de notre Constitution.
Sans une avancée examinée au Parlement pour légiférer des orientations adaptées à l’état sanitaire, toute offre de soins pourrait s’enliser dans l’impuissance de l’action et supporter mal l’idée d’être la vraie réponse à l’assurance maladie dont le Congo à besoin.
A cet égard, le Peuple attend du législateur la mise en place d’un vrai système de protection sociale donnant la priorité à l’urgence à sauver des vies, sans chercher avant tout à soigner l’image du politique ni à fragmenter les patients en organes malades.

Pour ce faire, les dispositions constituant la gratuité des soins commencent par la numération des habitants, l’organisation des structures de prise en charge médicale et la définition du mode de financement du droit à la santé.
Une réforme mieux pensée permettra d’endiguer la crise sanitaire sans perte de temps pour la souffrance des habitants. Sans quoi nous serions en pleine incohérence avec les besoins réels de la population.
Les principes de la République, nous devons les affirmer et les mettre en valeurs dans le traitement des questions de société.
S'agissant de l’approche envisagée, j’ai résumé les grandes lignes d’action au plus près des préoccupations nationales. Les détails clés interviendront en sont temps. Les engagements de renouveau sont présurés sans exigence de résultats.
Je pense que pour avoir la réussite, nous ne devons pas négliger les conditions vitales du succès pour la simple raison de faire voir qu’on agit.
La politique d’agir pour agir, écartant toute pertinence d’efficacité, serait une erreur. Nous en connaissant les conséquences. La facilité de la misère n’est pas payante. Elle ne résout rien pour ne rien changer.
Le Congo ne peut s’accommoder volontiers de ce strapontin.
La santé c’est la vie, l’avenir d’un pays.
Avec la détermination de bâtir le Congo de l’ère moderne, nous devons investir massivement pour le bien-être de tous, en assurant à l’individu et à la famille les moyens convenables d’existence.
Un peuple en bonne santé peut tout. Un peuple malade ne peut rien. Il ne peut même pas imaginer demain.
Remédier à la crise sanitaire est une tâche colossale qui nous impose de considérer la santé publique non comme un coût mais bien comme une richesse pour le pays. C’est à ce prix qu’il est possible d’affirmer le droit à la santé afin que chaque habitant puisse en bénéficier efficacement.
A ce souci majeur, j'élèverai la gratuité de soins au rang des priorités nationales.
Je prendrai dans ce but des mesures portant sur l’excellente organisation du secteur de la santé, la rénovation d’hôpitaux délabrés, la construction des unités des soins modernes, la formation des compétences, le renforcement de l’effort de la Recherche et la simplification de l’offre aux nouveaux médicaments.
J’engagerai tous les efforts de la République pour supprimer les inégalités de soins, instituer un dossier médical pour chaque habitant, organiser la suivie de prise en charge des maladies, implanter les structures sanitaires dans les villages et les zones rurales abandonnés, développer un plan nutritionnel pour l’enfance, étendre la campagne de vaccinations sur tout le territoire et planifier une convergence de vue avec les professionnels de santé, l’industrie du médicament et les établissements pharmaceutiques.
Cet engagement s’étendra à la création d’une banque nationale de données où tous les traitements administrés aux patients seront enregistrés pour prévenir les risques d’interactions médicamenteuses. La prise simultanée de différents médicaments, susceptibles d'être contre-indiqués, entraîne de nombreuses pertes de vie dans notre pays sans qu'on y prenne garde.
Le Congo doit avoir la capacité de se mobiliser totalement au service de la Nation.
Face à la résurgence des pandémies traditionnelles et la complexité des maladies modernes à vaincre, la gratuité des soins ne peut se contenter d’être l’enjeu d’une œuvre de charité ni l’objet d’une opération médiatique se limitant à la seule consommation médicale.
Elle doit intégrer les vertus du progrès social et économique mettant l’homme au cœur du développement.
Au service de l’humain, elle doit organiser la prévention sur les causes et étendre le dépistage systématique des maladies tout en répondant aux multiples défis de l’innovation thérapeutique.
L’ambition est de déployer un plan d’action visant à améliorer la qualité de vie, favoriser l’emploi décent, privilégier une alimentation saine, protéger le milieu naturel, changer les pratiques professionnelles et les habitudes de vie, enrichir l’information publique et trouver du temps pour vivre, créer, innover, se cultiver et participer à la pratique du sport ou exercer une certaine forme de loisir.
Nous devons vivre dans un mode qui vit au rythme de la modernité et faire de l’offre de soins un lien du développement des services à la personne, de façon à ce qu’elle soit une source d’énergie de bien-être et de solidarité active.
Dans le sens du dévouement à l’humain, il s’agit d’un lien social entre les générations intégrant une structure pluridisciplinaire du champ d’activités de la médecine et de la protection de la santé.
Une structure regroupant administrateurs, secrétaires médicales, infirmiers, médecins, psychologues, psychiatres, kinésithérapeutes, éducateurs, services sociaux, auxiliaires de vie, collectivités locales, fondations d’utilité publique, mouvements mutualistes, universités, organismes de recherche, créateurs d’entreprises, prestataires de services, syndicats et acteurs de la société civile gestionnaires du secteur de la santé.
Il nous faut une meilleure articulation entre éthique professionnelle, parcours de soins et qualité de service.
La synergie est indispensable pour améliorer la prise en charge médicale et renforcer la coordination du potentiel humain en vue d’apporter des réponses appropriées à des mutations de contraintes de santé.
Le Congo doit être en situation de traiter toutes les pathologies que maîtrise la médecine. Cela exige que nous sachions rassembler nos forces et les faire converger vers un but commun : le bien-être général.
Je crois pour cela important de mettre en oeuvre la créativité nationale pour responsabiliser l’ensemble du personnel médical, de clarifier les missions de l’hôpital et de définir les contrats d’actions avec les équipes soignantes, les acteurs économiques et l’Etat.
L’offre de soins est l’un des leviers essentiels de notre développement. Elle ne doit pas s’organiser en marge des institutions et de l’économie nationales. Sinon, elle serait contre-productive et comprimerait l’expansion par de graves déséquilibres que pourraient naître de la mauvaise interprétation de la réforme sur la santé.
La gratuité de soins n’a pas pour but de faire du profit et ne saurait en aucun cas incarner la logique des marchés. Mais au-delà de son impact essentiel sur le bien-être, les activités humaines et la vitalité du pays, il n’est pas incongru de l’envisager comme un facteur à la croissance, à l’innovation et au développement associant les valeurs de l’Economie fondamentale.
Partant de l’économie s’inscrivant dans l’aboutissement d’un niveau de vie et de santé optimum, je veux instaurer un système d’assurance maladie performant et juste, fondé sur la qualité des soins à laquelle chacun aspire.
Il sera orienté sur l’essor porteur de bien-être décent et d’énergie de transformation accéléré du Congo, afin que notre pays retrouve le souffle créateur. Le véritable générateur d’ambitions.
Il deviendra par l’ampleur de sa conquête sociale et de son mode de financement actif un référentiel important de la compétitivité de notre économie au service du bien commun.

Je refuse la précarité des conditions de vie et la ruine des familles. Elles me paraissent inquiétantes pour le devenir national. Je veux offrir à chaque habitant tout ce que l’Homme peut attendre aujourd’hui de la médecine et de l’excellence congolaise.
Dans une relation conjuguée entre la santé, le social et l’économie, je mettrai en place une caisse d’assurance maladie universelle.
Sa vocation sera de prendre en charge les dépenses de soins de tous les habitants et d’assurer aux praticiens les remboursements des actes médicaux et hospitaliers.
La prise en charge sera intégrale. Aucun habitant ne sera obliger de débourser un seul franc pour le paiement d’honoraires. Chacun pourra se soigner gratuitement dans n’importe quels hôpitaux de son choix et consulter librement un médecin généraliste ou spécialiste du secteur publique ou privé.
De même, la nouvelle caisse maladie prendra en charge les frais médicaux des nationaux et des étrangers (résidant sur le territoire national) occasionnés lors d’un voyage à l’extérieur du pays.
Les dispositions institutionnelles seront prises en ce sens en collaboration avec divers organismes de sécurités sociales à travers le monde.
Cette extension traduit la détermination nationale de lutter contre les conservatismes de toute sorte. Le bien-être du peuple et l’intégration républicaine obligent.
Sans engager le Congo dans des voies générant des déficits croissant en matières des droits sociaux, la nouvelle caisse maladie sera financée par la contribution de l’effort collectif du travail et les richesses produites par le pays.
Le financement se fera sans porter les charges sociales sur l’entreprise, en vue de développer l’emploi et le salaire.
La protection sociale est le devoir de l’Etat. Chaque année nous apporterons sur le budget de la santé une indexation financière conséquente pour prévenir les dérapages de la dépense.
Les honoraires médicaux seront fixés, dans le dialogue avec les agents publics, les partenaires sociaux et les associations civiles, en fonction de la démographie affiliée au régime national de santé, de la qualité de soins et du coût de progrès médical.
Je souhaite une maîtrise de la dépense par une logique excédentaire de l’assurance maladie afin de pérenniser sa viabilité et de mieux couvrir les besoins émergents.
Le défi, aujourd’hui, est de poser de solides fondations sur le destin présent et futur de notre pays pour anticiper les évolutions de la compétitivité mondiale et ouvrir de larges possibilités de développement.
Nous vivons le siècle de la modernité. Un siècle qui ne plie pas sous l’ampleur du progrès et des mutations globales. Il nous faut de l’audace et de l’ingéniosité pour conquérir l’innovation dans la confiance et la dynamique économique.
J’ai la certitude que nous aurons une forte hausse de revenus et les marges budgétaires accrues si nous mettons en chantier une nouvelle organisation du travail avec l’assainissement de la gestion des finances publiques et l’exactitude de la transparence des comptes de l’Etat.
Nous ne devons pas sous-estimer la capacité de croissance qui résulte d’un pays en bonne santé physique, sociale et économique. C’est la seule voie du progrès et de la réussie pour le Congo.
Dans un monde concurrentiel sur fond de bouleversement sociaux, la gestion de la caisse maladie sera confiée à l’Etat en partenariat avec le patronat, les syndicats du monde du travail et les organismes du secteur de la santé, en vue de mieux assurer l’offre de soins et de prendre les éclairages juridiques nécessaires.
Il n'y a pas un modèle mondial irréversible. Nous devons rompre avec des systèmes qui détruisent l’Homme et entraînent l’humanité à l’abîme. C’est une exigence absolue pour conjurer les illusions d’utopie d’une société infernale sans amour du Bien et du Peuple.
Sous ma conduite, la République sera le Garant universel de la santé de tous les habitants sans distinction de sexe, de nationalité, de culture, de religion, de choix de vie ou d’origine quelconque.
Toute la Nation sera fière de la réforme que je propose pour garantir à chacun une meilleure couverture sociale.
Je suis un homme de conviction, engagé au service du bien commun. Je ne suis pas la quintessence du mal, du rejet des autres ni de l’égoïsme. Raison pour laquelle je me lève contre l’arbitraire, l’injustice, la discrimination, la xénophobie, la maltraitance, l’exclusion et les atteintes aux droits des personnes.
Je veux pour le Congo le respect des droits de la civilisation humaine avec la participation de tous à l’évolution du pays.
Les objectifs du droit à la santé ne sont pas infaisables. Ils sont possibles en appliquant fidèlement les valeurs et les principes de l’Economie fondamentale.
Le Congo a autant de richesses humaines et d’effort de créativité et davantage de solidarité pour offrir à chaque habitant une protection sociale d’excellence.

Je suis à l’écoute des préoccupations nationales. Je sais ce que veut le Peuple et ce qu’il convient de faire pour bâtir le Congo de l’ère moderne.
J’ai fait le choix d’un dessein clair, simple et généreux pour notre pays. Il est porteur de bonheur pour tous. Je ne trahirai jamais les espérances.
La santé du Peuple est pour moi une cause nationale inviolable.
C’est pourquoi, j’exigerai à toute personne qui n'aurait pas bénéficiée des soins gratuits de qualité dans les six premiers mois de l’action de renouveau de se référer à la justice pour non assistance à personne en danger.
C’est une notion à laquelle je me souscris pleinement. J’engage ma responsabilité devant la Nation.
Le Congo doit retrouver l’esprit de conquête et le sens des responsabilités qui ont façonné le monde que nous vivons.
Le vrai changement est le seul horizon possible pour le meilleur destin de chaque habitant et le bon développement du Congo. Nous devons emprunter cette voie. Je suis résolument déterminé. Aucune peine ne sera ménagée au service de l'intérêt du bien général.
J’agirai avec tous les moyens de la République pour garantir à tous l’égal accès aux soins gratuits de qualité et la saine jouissance de la santé.
Je vous confie ce choix de tout mon cœur.
Alain Matumona
Congoavenir.com
Mise en ligne le 06.07.2007
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Congo Avenir 2006