
La politique d'innovation que je veux appliquer pour sortir le Congo de la pauvreté et du sous-développement, n'est pas une illusion, ni la reproduction modifiée du passée.
Elle est, par nature, une espérance nouvelle. Celle forgée par la détermination de mettre en œuvre des évolutions novatrices que notre pays n'ait jamais connues jusqu'à présent.
Fondée sur la primauté du bien général, la transformation de progrès est la volonté forte d'agir visant à transformer le Congo en véritable Nation moderne, suivant les exigences de notre temps.

L'ambition est de changer radicalement la vie au quotidien, rénover le quartier urbain et l'habitat vétuste, embellir l'environnement et créer des infrastructures routières, maritimes, ferroviaires, aériennes et des télécommunications, capables d'assurer l'acheminement des personnes, des biens et des services.
Le Congo a besoin de voies de communication qui entraînent le pays vers le progrès et offrent à la population la facilité de se déplacer librement, sur l'ensemble du territoire, avec une tarification citoyenne. Celle qui tient compte du niveau de vie général, afin que la liberté de voyager ne soit pas une source d'appauvrissement de la population et du pouvoir d'achat.
Dans cet objectif, je vais engager une véritable politique de construction et de modernisation du réseau de transports, intégré au développement du territoire et à l'accessibilité pour tous. Une politique permettant la mise en place de desserte régulière et d'axes de liaisons rapides, afin de relier nos villes, nos cités urbaines et nos campagnes entre elles et raccourcir la distance d'un point à l'autre du territoire national au reste du monde.
Partant de ce vaste chantier d'innovation intégrale, je vise à donner à tous les Congolais l'accès au bien-être, mettre à la portée de tous des équipements et services de qualité, procéder à l'aménagement harmonieux du territoire et intégrer le progrès partout dans le pays, avec l'esthétique d'embellissement de la nature.
Je vais, dans ce but, engager un grand mouvement de prospérité générale et mettre en oeuvre un projet social de l'habitat, visant à construire des logements neufs et modernes pour tous et faciliter l'accession à la propriété.
Je souhaite que tous les Congolais vivent heureux, habitent des maisons décentes et des cités conviviales, en privilégiant l'excellent cadre de vie, avec tout ce qu'implique la modernité.
La modernité est essentielle pour que le Congo avance à grand pas dans le sens de l'évolution du monde en mutation rapide.
Son influence sera renforcée sur tout le territoire en conciliant développement, meilleure qualité de vie et protection de l'environnement.
La protection de notre milieu naturel est fondamentale. Elle nous permet de mieux préserver la ressource et de prendre soins de notre espace de vie.
Cette tâche noble est une priorité nationale. La nature, comme notre pays, est un patrimoine irremplaçable. Nous devons prendre des initiatives audacieuses, pour ne pas compromettre notre avenir et celui des générations futures.
A ce titre, je demanderai au Gouvernement d'engager d'efforts écologiques pour préserver la qualité de l'air, protéger l'eau, les zones vertes et l'espèce en péril, renforcer la propreté du territoire et intensifier le fleurissement d'espaces publics.
Nous avons le devoir de bâtir un Congo agréable à vivre, changer profondément l'image de notre pays dans sa physionomie actuelle et privilégier le bon développement.
Tel est l'objectif de la transformation de progrès que je veux associer à l'émergence d'un Congo moderne par la mise en œuvre des réformes qui s'imposent.
Les vraies réformes sont indispensables pour bâtir un Etat républicain, instaurer la démocratie réelle, renforcer les libertés, garantir la sécurité et la justice, développer l'économie, promouvoir le social et conduire une politique internationale avantageuse.
Un Etat républicain
L'existence d'un Etat efficace est une garantie de progrès et de stabilité.
Le Congo ne peut constamment demeurer un Etat où l'on peut tout faire dans l'anarchie et l'impunité. Je veux restaurer le respect de l'autorité de l'Etat et appliquer la rigueur de la loi à l'égard de tous.
A la mesure de l'exigence, je vais promouvoir un Etat républicain. Un Etat dont les structures de gouvernabilité reposent sur les institutions souveraines, le respect des lois de la République et des droits humains, la primauté de l'intérêt du bien général et la croyance dans le progrès et la prospérité.
L'Etat ne doit être passif dans l'accomplissement de sa mission. Porteur de légitimité souveraine, il doit être un gage de progrès, de garantie démocratique et de bien-être. L'inaction de la puissance publique conduit à la paralysie des institutions, à l'affaiblissement du pays et à l'appauvrissement général.
L'Etat républicain que j'ai pour ambition de doter le Congo, est un Garant juste, efficace, innovant et intègre. Un Protecteur digne d'assurer l'ordre et le service public, de garantir l'intégrité du territoire et de procurer à tous le bien-être, sans le tribalisme, la discrimination et l'asphyxie des initiatives.
Un président actif
Le Congo a besoin d'un Président qui porte une vision lucide du Congo et de son destin, fixe la bonne direction pour le pays et s'attache au repect de la parole donnée.
Il est temps de sortir de la logique du passé et modifier la manière de conduire notre pays, selon les normes des nations modernes.
Au service de chaque Congolais, le Président de la République préside, veille au respect des institutions, nomme le premier ministre, fixe les grandes orientations, dirige l'action du gouvernement et détermine la politique étrangère.
Il exerce son rôle éminent sur la scène internationale, notamment au niveau de l'Afrique. Il est redevable des choix sur lequel il est élu. C'est cela pour moi présider efficacement pour moderniser le Congo et les institutions, procurer à tous les Congolais le bonheur national et porter le message de notre pays au monde.
Au Premier ministre la responsabilité de former le gouvernement en accord avec le Président de la République.
Le Gouvernement gouverne, conduit la politique définie par le chef de l'Etat et assure l'exécution des lois législatives.
A ce titre, le Gouvernement est collectivement responsable devant le Parlement qui doit être au cœur de la Nation et contrôler toute initiative engageant directement le pays.
L'arbitraire est contraire à la démocratie. Une loi nationale doit être préalablement soumise à l'examen de l'Assemblée nationale, en privilégiant le débat public et la contradiction. Une mesure autoritaire aboutit toujours au résultat inverse de celui espéré.
Dans l'esprit de nos institutions, que je veux modernes, le Chef de l'Etat associe étroitement le Parlement à la conduite de sa politique intérieure, à ses initiatives internationales et l'informe des accords exécutifs conclus pour le transfert de la confiance à la Nation.
Il nous faut sortir des schémas d'instabilité et bâtir une véritable République attachée à la liberté, la Paix, la Justice, le Travail et la prospérité auxquelles aspirent tous les Congolais.
Nous devons donner à son existence un caractère pérenne pour en assurer les facteurs de progrès et renforcer l'appartenance de chaque Congolais à la Nation, avec des valeurs d'égalité, de tolérance, de fraternité et de véritable démocratie.
La démocratie réelle
L'Etat ne remplit pas son rôle garant, délégué par le peuple, lorsque les principes de la République sont méprisés et les aspirations démocratiques négligées, sans prendre des mesures appropriées.
Parce qu'il nous faut plus de liberté et de droits dans la vie de la Nation, il est impératif que notre pays s'ouvre à la vraie démocratie. Celle qui améliore le fonctionnement des institutions, favorise le progrès, encourage les initiatives et associe la libre participation des habitants aux décisions qui les concernent directement.
Telle est la démocratie réelle que je veux appliquer pour restaurer la confiance en l'Etat, rénover les institutions, faire triompher la volonté générale et donner à tous les Congolais l'expression-libre de vrais choix démocratiques, de manière à intégrer l'alternance pacifique dans la vie de la Nation, sans en altérer le sens et la portée.
A cette fin, je soumettrai au Parlement un projet de loi visant à donner un véritable statut à l'opposition et instituer le financement démocratique des partis politiques, pour consolider notre démocratie, avec la capacité de diversifier les initiatives et de promouvoir la participation citoyenne.
Il est indispensable pour le bon développement du Congo d'avoir une opposition forte et responsable. Une opposition disposant de moyens conséquents pour jouer le rôle qui est le sien.
Le rôle d'apporter des propositions alternatives qui donnent à la démocratie son épaisseur fonctionnelle.
En démocratie que veulent les Congolais, Il est inacceptable de se sentir offensé si un homme, une femme ou une organisation représentative ne partage pas l'idéal dont on est porteur.
Le Congo ne peut espérer à un destin prometteur, si chaque Congolais n'exprime pas librement ses convictions, sans crainte et sans contrainte.
C'est dans la diversité d'opinions, de propositions et de libres débats que sortent de bonnes décisions pour le pays.
La fonction de Président de la République, telle que les Congolais souhaitent voir s'exercer dans notre pays, n'est pas de représenter une ethnie, un groupe social ou une formation politique quelconque.
Garant de l'unité nationale, le chef de l'Etat veille à l'égalité entre les citoyens, favorise l'intérêt du bien général, avec l'exigence de combattre le tribalisme, le racisme, la xénophobie, l'antisémitisme et les atteintes aux droits des personnes.
C'est dans le respect de cet engagement républicain que s'inscrit l'action de renouveau, pour le triomphe des valeurs et principes de la République.
La liberté pour tous
Le Congo est une République libre, souveraine, laïque et indivisible. Elle est constituée d'un seul Peuple, d'une seule Nation et d'un seul Etat, quelles que soient nos origines.
La dignité de la République impose le devoir de garantir la liberté d'expression, de cultes, de conscience et d'association. Elle exige le respect de toutes les croyances et de la diversité culturelle, sans distinction des races, d'origine et de dénomination sociale.
Attaché au respect des valeurs et principes qui fondent la cohésion de notre Nation, sous ma direction, aucune personne ne sera inquiétée, arrêtée, jugée, condamnée ou maltraitée à cause de son opinion. C'est une garantie républicaine que je donne à tous les Congolais.
Une presse libre et indépendante
La liberté d'informer est un droit inviolable de la personne humaine. Je veillerai à ce qu'elle ne souffre d'aucune atteinte sur tout l'étendue de la République. Je veux, pour le Congo, une presse libre, moderne et indépendante qui soit vecteur de démocratie, de progrès et de rayonnement de notre pays.
Je vais, pour cela, créer les conditions aménageant un environnement favorable à l'éclosion d'une diversité des médias permettant à tous l'accès à l'information libre et plurielle, en renforçant le développement d'une couverture globale de télévision par numérique terrestre et par satellite sur tout le territoire.
Partant du vrai changement, j'enlèverai, de l'usage de la sécurité nationale, le contrôle abusif et les traitements inhumains qui n'ont pas lieu d'être dans un pays libre, soucieux du respect des droits et de la dignité des personnes.
Je veux que le Congo devienne un pays de liberté où l'on peut vivre heureux et travailler sans crainte sur l'ensemble de la République.
La sécurité garantie
L'insécurité est un obstacle au développement. Elle affecte le moral du pays et met en péril la vie des personnes et l'intégrité de la Nation.
A cette préoccupation, je rends hommage à la Mission de l'Organisation des Nations Unies au Congo, ainsi qu'à l'action de la Communauté internationale et à celle de l'Union africaine, pour de généreux efforts engagés, en vue de sortir notre pays d'une décennie d'instabilité et d'insécurité tragique.
Le Congo a vocation à être un pays pacifique, hospitalier et fraternel. Il faut que sur tout l'étendue de la République règne un climat de paix, de liberté et de tranquillité quotidienne.
Je ne peux, en aucune manière, tolérer que l'on mette en cause la sécurité nationale. Un droit légitime de notre souveraineté.
Dans le prolongement des missions de l'Etat, je créerai un Haut Conseil pour la sécurité renforcée que je présiderai chaque semaine, pour garantir avec efficacité l'intégrité nationale. L'objectif vise à conforter les capacités de coordination qui assurent la maîtrise de risque d'instabilité et la sauvegarde de la République.
Dans un monde de plus en plus interdépendant, il est essentiel pour promouvoir la paix, de créer du lien politique et social qui favorise la solidarité entre les Nations, face à toutes les formes de conflit, de violence et d' insécurité.
Fidèle à l'idéal de l'Union africaine dont l'aboutissement s'attache à la communauté des destins, mon ambition est d'oeuvrer en faveur d'une paix véritable dans la région des Grands lacs. Une paix édifiée avec l'ensemble des partenaires qui la composent. Je veux que notre région cosmopolite retrouve le chemin de l'expansion et sa vocation de carrefour des cultures, en jetant les bases d'une coopération panafricaine extensible, pour rendre les guerres impossibles sur nos territoires.
Dans cette perspective, je mettrai en œuvre une action collective de bons rapports entre les Etats pour bâtir, dans la concorde et la fraternité, avec tous les pays de l'Afrique centrale, un pôle de prospérité au service de notre continent et de l'ensemble de l'humanité.
Nous devons nous unir, dans l'idéal de l'unité, pour avancer tous ensemble vers une nouvelle Afrique, pour le bien-être des populations.
Garant de la sécurité nationale et de l'ordre public, l'Etat a l'impérieux devoir de mettre un terme à tout phénomène de crainte et de désarroi qui crée l'insécurité et menace la vie des personnes.
A cette nécessité, je veux que chaque Congolais soit libre et soit protégé par les pouvoirs publics, sur l'ensemble de la République. C'est un droit que je vais garantir à tous de manière égale.
Je serai attentif à cette exigence. Je chargerai le Gouvernement de proposer au Parlement un projet de loi pour la sécurité intérieure renforcée, visant à donner à nos forces nationales les moyens d'assurer l'ordre public et la protection des personnes, des biens et des services.
Je vais ameliorer la condition militaire
Le Congo n'a qu'un seul choix. Nous devons moderniser la disponibilité des Forces armées et celle de la Police, en mettant en œuvre une nouvelle loi de programmation militaire qui donne la priorité au renforcement des capacités de l'armée pour protéger les libertés et consolider la paix.
Nos forces de défense, de l'ordre et de sécurité, que je salue la valeur et les mérites, ont besoin de matériels et de logistiques adaptées à la nécessité de leur vocation essentielle. Elles ont besoin d'être équipées, soutenues et respectées.
L'Etat ne peut se montrer négligeant en matière d'intégrité du territoire pour résoudre les problèmes de société qui nous sont collectivement posés, visant la paix et la stabilité du monde. Je veillerai efficacement à ce que le Congo soit en mesure de jouer le rôle que lui confère son envergure régionale pour l'aboutissement de la coordination internationale renforcée.
Face aux multiples défis qu'imposent la liberté et la sécurité, je mettrai à contribution tous les moyens de l'Etat pour améliorer la condition de nos forces nationales et leur garantir une vie digne de leur admirable dévouement au service de la Nation. Cet engagement se fera dans le respect de l'unité et de la neutralité que les Congolais attendent de leur armée républicaine. Une armée nationale, professionnelle, basée sur la défense de la paix et du bien de l'humanité.
Aucun effort de renouveau ne sera négligé pour bâtir un Etat de droit juste, responsable et prospère au service de tous les Congolais.
Une justice égale pour tous
La justice doit être la même pour tous. Je trouve inconcevable que ceux qui gouvernent soient privilégiés et les autres laissés pour compte.
Au regard de nos valeurs nationales, il est impératif que les lois de la République soient appliquées sans discrimination et les droits de chaque personne soient respectés.
Le rôle de l'Etat est d'agir. Je vais donner à l'Etat les moyens de son action pour assurer l'égalité de tous devant la loi, garantir l'indépendance de la justice, et veiller à l'application des règles du droit et des procédures, avec l'impératif de combattre l'injustice, l'arbitraire, l'impunité, la violence et la haine. Je ne peux tolérer des agissements indignes de notre République.
C'est pourquoi, la réforme que j'attends mettre en oeuvre, pour améliorer l'efficacité de la justice, se traduira par le renforcement de son fonctionnement en crédit, en équipement et en personnel, afin que la Justice devienne le vrai garant de l'Etat de droit et la clé de voûte de la démocratie.
Le renouveau de notre système judiciaire, auquel je suis attaché, donnera lieu à la création d'une autorité indépendante de défense des droits de l'homme que tout Citoyen pourra librement saisir, pour affirmer la justice équitable que les Congolais attendent de leur pays.
Cette institution sera libre du pouvoir politique. Elle fournira, une assistance technique et juridique à toute personne qui se sentirait lésée dans ses droits.
L'Etat fonctionne bien lorsque la justice travaille en toute indépendance, veille à l'application des lois et au respect des droits pour garantir une société juste, impartiale et généreuse, en conciliant efficacité économique, modernité sociale et meilleure qualité de vie pour tous.
 
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Congo Avenir 2006