samedi 11 février 2012
Universalité
Aucun d’entre nous n’est malsain,
Dans ce siècle tissant ses contes,
Par-delà le profil fusain,
De tout ce que le vent rencontre.
L’air chantant adore à dessein
Attiser la voix du solfège,
Que le violon pensif enceint
De son rythme intense en arpège.
Aucun d’entre nous n’est parfait,
Tel qu’on peut en avoir l’idée,
En considérant ce que fait
L’impeccable éclat de ridée.
Le lustre est le comble arpenteur
Sublimant les rets ineffables,
De l’utopie teinte en vecteur
Où s’égare le monde affable.
Qui est saint au sein des mortels,
Commettant de multiples fautes,
Qu’éclaire la cire au pastel
Pour mieux marcher dans la nuit haute.
Fixons d’œil la réalité,
Que de voir les traits de la rive,
Balisant les aspérités
Du vaste horizon en dérive.
Entre le seuil des quiproquos
Et les ténèbres des vacarmes,
Se déferle un fantasme en trop
Su l’écume entourée de charme.
Voyons d’autrui les qualités,
Sans se figer sur les tendances
D’éblouissantes sévérités,
Issues de vielles quintessences.
Regardons en lui la vertu,
Propice à combler les attentes
De ce flamboyant siècle obtus,
Que les efforts veulent contentes.
Dans chaque âme brûle l’éther,
Réflétant l’harmonie humaine,
Jusqu’aux divers ferments d’ester
De même équité souveraine.
Il n’est de parfait que la fin,
Commune à toutes les personnes,
Quand souffle le silence fin
Sur les jours de vie sans consonnes.
(Poésie inédite-Septembre 2009)
Alain Matumona
Congoavenir@gmail.com
[ Réagir à l'article ]  [ Lire les réactions ]
Imprimer
Congo Avenir 2006