
Le destin du Congo n'est pas scellé vers la pauvreté, le chômage et le sous- développement.
Je ne crois pas à la fatalité qui nous interdirait d'accomplir les progrès que d'autres Nations ont réalisés.
Avec ses possibilités d'innovation, la force de notre savoir-faire et la volonté commune de réussir le développement, le Congo dispose de véritables atouts permettant à tous les Congolais de vivre dans la dignité et le bien-être.
Il nous suffit de travailler avec énergie, créativité et valoriser les potentiels que recèle le Congo, en transformant l'imagination en réalité, dans la recherche permanente de l'excellence.
Une nouvelle organisation du travail
A cette fin, nous devons mettre en place une organisation efficace du travail et saisir en bonne intelligence les opportunités que nous offrent les progrès techniques et la mondialisation de l'économie, pour développer l'emploi, combler les besoins non satisfaits et créer de la richesse prospère pour tous.
Dans cette perspective, je prendrai des mesures de création forte.
Je vais moderniser l'entreprise et lui doter d'une protection juridique à toute épreuve, diversifier l'emploi de services, le secteur artisanal et l'industrie de transformation, intégrer l'innovation dans la mécanique de l'économie et accroître l'essor de nos exportations, avec un engagement national pour le plein emploi.
Je vais, dans ce but, libérer les énergies, amplifier l'investissement productif, renforcer la formation des hommes, joindre l'offre à la demande, stimuler la consommation et instaurer un salaire national de prospérité.
L'objectif vise à donner aux salariés un pouvoir d'achat conséquent, permettant à tous les Congolais, ayant un emploi, de vivre dans la dignité à laquelle chacun a droit.
Le salaire de prospérité est un droit institutionnel au bien-être. Sa jouissance s'appliquera à tout exercice d'activité salariée sur le territoire.
Je vais sur ce sujet, engager une conférence nationale réunissant l'Etat, les acteurs économiques, les partenaires sociaux, les associations et la société civile pour définir ensemble les moyens de garantir l'emploi et le salaire, afin que le travail soit dignement rémunéré.
Pour en assurer le résultat, je demanderai au Gouvernement de déposer au Parlement un projet de loi, visant à donner aux forces vives une part décente du fruit de l'effort du travail. C'est ce que demande depuis toujours le peuple congolais.
Dans un Congo de masses travailleuses, le salaire n'a jamais été favorable aux salariés. Il est temps que le travail paie le travail, afin qu'il soit une vertu de bonheur partagé et non un mérite du servage économique.
Avec l'ambition de mettre l'humain au centre du développement, je veillerai à ce que toute personne exerçant, dans notre pays, une activité salariée, ait droit à la dignité et au bien-être.
Le Congo n'est pas dépourvu de capacités d'expansion prospère, au profit de tous. Là où il est possible de produire ne serait-ce qu'1 centime de richesses, permettant d'investir dans l'amélioration des conditions de vie général, nous devons l'exploiter avec bons sens et productivité forte.
Le Congo ne pourra offrir à tous une existence convenable, si nous laissons le travail s'exercer sans création efficace de la richesse et sans droit légitime au salaire décent.
Pour cela, nous devons davantage optimiser les potentiels de notre économie, supprimer les méthodes contre-productives, adapter la consommation aux réalités du monde moderne et mettre en place une dynamique de création forte de la richesse, pour que le travail soit une valeur qui développe l'emploi et le revenu, améliore la qualité de vie et apporte la prospérité à tous les Congolais.
Cette préoccupation est l'objectif autour duquel je veux investir dans la gestion du changement promis au pays, pour garantir une vie meilleure à la population tout entière.
 
Imprimer
Congo Avenir 2006