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Mercredi 7 février 2007 vendredi 30 juillet 2010


Les vertus du capitalisme


Contrairement à l’opinion répandue, la crise de l’économie mondiale n’est pas la crise du capitalisme ni celle de son efficacité.

Même si l’on pourrait objecter que tout est parti de fonds capitalistiques avec la hausse de la valeur des prêts immobiliers, rien ne porte à croire que l’argument est probant. D’autant que le marché de l’immobilier est une activité courante dans tout le système financier du monde.

Elle s’exerce par la confrontation de l’offre et de la demande de façon à aboutir à une opération de vente, d’achat ou de change liée à un prix. Lequel est défini en monnaie, en service ou en transaction dégageant un bénéfice.

Dans une acceptation voisine, c’est une activité dans laquelle la libre circulation des personnes, des biens, des services et des capitaux est garantie conformément aux dispositions régissant la communauté du monde libre, dans son rapport au cadre référentiel.

Le marché immobilier n’est donc pas un secteur économique fuyant, délicat et difficile à cerner. Il appartient à libre industrie permettant à chaque pays d'en tirer partie, en fonction des enjeux déterminant l’indice de rentabilité, conformément à l’impulsion qu’un Etat veut donner à son marché intérieur.

C’est pourquoi, au lieu de culpabiliser la concurrence et l’essor des marchés, il convient de présenter la crise telle que certifie la réalité et d’examiner honnêtement la situation.

La crise mondiale est avant tout la crise internationale du crédit bancaire, avant de devenir financière

Elle est consécutive aux créances titrisées (droits de propriété sur la dette qu’on détient) et transformées en produit financier volatile (surévalué). Lesquelles sont assorties de taux d’emprunt variable à terme et dont le remboursement devenant incapable pour les familles à bas revenus thésaurise les transactions bancaires par défaut de paiement.

Mise à part le facteur de gain artificiel, tel que la rémunération des grands risques, les créances titrisées ne sont pas exclusivement les opérations de valeurs hypothécaires. Le grand nombre et la variété des débits à charge constituent l’émission de crédit de consommation courante, la prestation des entreprises, la collecte de l’épargne, les actifs des fonds de pension et la cotisation de différents types d’assurances.

La somme de ces opérations ont été intégrée dans le marché interbancaire et revendue ensuite à d’autres établissements sous formes des produits financiers bonifiés. Et plusieurs banques, à travers le monde, ont été mises en contribution comme prêteurs, sans anticiper les préjudices du porte-feuille des crédits à risque.

En revendant les produits bonifiés, sans garantie des fonds en échanges des créances titrisées, les établissements financiers se sont exposés à l’insolvabilité. Au point de se refuser de se prêter de l’argent entre eux pour éviter l’imprévisible

À bien y réfléchir, ce n’est pas confus de constater que la crise n’est pas arrivée d’un coup. Elle est née au fil de la montée des prix des biens marchands, du terme du loyer et de tarif des matières premières

Et les prévisions économiques ont ignoré de considérer l’impasse de la vie chère, au moment où la demande de l’humanité s'accroit. Même les experts n’ont rien aperçu des difficultés massives d'existence. Ils n'ont pas discerné que la contraction permanente des revenus des familles à bas salaire, pourrait à terme induire à la carence de remboursement des prêts immobiliers, assécher les liquidités et provoquer, par effet domino, un désastre bancaire sans précédent.

Sans déformer l’évidence, la vie chère, touchant plusieurs pays du monde, est source de la crise.

Et celle-ci étant, à la fois, internationale et transmissible, par interdépendance des économies, nul ne peut préciser son épicentre sans se tromper. Dans la mesure où les créances titrisées ont pris divers chemins de marchés boursiers et spécialisés au niveau mondial. Sachant que si l’organisation et le fonctionnement des marchés financiers sont variables suivant les pays, ils obéissent tous généralement a des principes analogues d’une réalité économique à l’autre.

Imputer au capitalisme les faits d’un secteur d’activité au train de vie libre, concurrentiel et transterritorial, l’amalgame n’est pas un gage à l’efficacité de résoudre la crise et de ramener la confiance.

Ne nous laissons pas tromper. Gardons un état d’esprit positif dans la construction d’un monde meilleur.

En dépit des inquiétudes du moment, il n’y a rien à craindre de l’avenir. Le système financier du capitalisme est sûr, sain et solide. Il est le plus viable au monde par la pérennité des avoirs bancaires garantis, dont les facteurs de productivité sont le travail, l’innovation et l’investissement. Ils sont bâtis sur l’excellente maîtrise de la dépense publique, la croissance élevée, la bonne tenue du marché immobilier et la prestation active des fonds des retraites.

Le capitalisme libère l’individu de la pauvreté et de la négation de soi. Il accroît la libre concurrence, dynamise l’économie et garantit à tous le bien-être, quelle que soit la région du globe où l’on se trouve.

A ce titre, il est l’horizon indépassable de l’humanité, au-delà duquel il y a le vide, le néant et l’inespérance.

Dans un monde qui a totalement changé et menacé par l’utopie des amalgames, le capitalisme ne se réduit pas à la monnaie, à la banque et au crédit. Il est par essence un état d’esprit, une manière d’être et le volontarisme d'offrir à l’individu une meilleure vie.

Par extension de ses nombreux bienfaits, relevant de l’affirmation des droits de l’Homme, il constitue le refus à la souffrance humaine et le rejet à toute forme de misère, de discrimination, d’égocentrisme, d’injustice et d’arbitraire.

Pour rendre possible cet universalisme, face aux défis actuels, il n'est pas sain que la crise devienne une censure à l’effort du travail, ni à la fortune régulière des affaires.

Elle doit par contre fournir l’opportunité de poser les vraies questions sur la suppression de la pauvreté dans notre société du XXIème siècle, selon les recommandations de l’Objectif du Millénaire des Nations Unies, visant à donner à tous le bien-être.

A cette fin, le Plan du Trésor Américain et l’Accord Européen de soutien à l’économie et aux secteurs financiers sont un atout salvateur pour juguler la crise et s’attaquer à aux profondeurs de ses causes. .

Ces mesures exceptionnelles méritent largement les éloges. Elles permettent notamment aux pays en développement, dont la croissance dépend de l’apport extérieur, de limiter les difficultés budgétaires et la dégradation des économies.

Si les enjeux de la crise sont multiples, le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il y a une prise de conscience qu’un autre monde est possible, dans les conquêtes de la civilisation humaine.

Puisque c’est à travers ce postulat que la nouvelle société émergera du consensus collectif, imaginons le jaillissement à l’aune des besoins universels. Si tous les salariés du monde mondialisé étaient «riches», au point de mieux vivre de leur salaire après avoir payé le loyer, l’eau, l’électricité, le transport, l’école, la cantine, les assurances, le crédit, l’accès à la culture et aux loisirs, et épargner avant de dépenser, tel que le capitalisme enjoint de faire, la crise que l’on vit ne serait jamais arrivée.

La réponse aux attentes de l’humanité, ayant du mal à boucler le mois, paraît absurde dans son raisonnement. Mais il n’est pas utopique de savoir que les grandes douleurs nous attendent si jamais l’esquisse sur le nouvel ordre financier ne contribue à résoudre le problème de fond. Celui de la satisfaction des besoins essentiels de l’homme par la juste répartition de la richesse du travail, compatible avec les ressources limitées de notre planète. C’est là se trouve la solution pour en finir avec la crise, le mécontentement social et la pauvreté massive.

Si nous y parvenons, l’économie mondiale aura tout à y gagner. La consommation confortable des ménages du monde entier, vivant dans l’aisance du salaire décent, augmentera l’activité des entreprises. Le travail se créera sans fin sur toute la planète, pour combler les immenses besoins intemporels. A la clé, nous aurons le plein emploi mondial et la fin générale du chômage. Avec un effet protecteur sur le coût de la vie: le juste prix des biens marchands.

Le capitalisme donne un vrai sens à la vie. Bien qu’il soit injustement diffamé, par effet de mode, les populations ayant droit à la prospérité, à l’esprit tranquille et au confort de mieux-vivre, qu’il apporte à tous, apprécient ses vertus et sa générosité.

A cette jouissance, le Congo ne manque pas d’ambitions.

À l’heure d’unir nos forces pour vaincre la crise, ne perdons pas confiance en l’avenir, si l’on tient à retrouver les parts des marchés perdus et à bâtir des nouvelles opportunités.

Le Congo n’est pas incapable de mener une politique de croissance, visant à offrir au Peuple entier le bonheur national.

Avec un fort capital humain et les entreprises créatives, le savoir-faire Congolais existe. Il est fait d’exigence, de précision et de qualité, dans la réussite économique, sociale et financière inédite.

Pour cela, il convient de joindre dans les Cinq Chantiers, une stratégie de développement adaptée à la crise.

Tel que prévoit le capitalisme social, il est judicieux de maintenir l’édifice de notre économie à travers les actions spécifiques visant, entre autres, à injecter massivement des liquidités dans le secteur financier, soutenir la consommation des familles par le relèvement de salaire, donner à chaque habitant un compte de dépôts pour la collecte énergique de l’épargne et garantir le crédit bancaire par la création d’un Office national de créance, oeuvrant indépendamment sous la tutelle de la Banque Nationale du Congo.

L’Office de créance aura pour mission de couvrir en amont les prêts que font les banques aux entreprises, à la consommation des ménages et au financement d’un achat immobilier.

Dès la souscription d’un prêt, l’Office octroiera à l’établissement financier l’intégralité du montant du crédit distribué, associé au taux d’intérêt en vigueur. L’emprunteur remboursera, le crédit à sa banque, moyennant l’échéancier calqué, avec souplesse, sur ses revenus mensuels. Pour l’entreprise, le terme de mensualité sera fixé en fonction de sa masse salariale pour favoriser le plein emploi.

L'Office débitera chaque année, à la banque prêteuse, l'argent public octroyé, jusqu'à la fin du crédit souscrit.

Le droit au crédit pour tous, contient un avantage précieux, tant pour la banque que pour l’emprunteur. Parce qu’en cas de défaut de paiement, le banquier ne subira aucune perte de fonds. Dans la mesure où le montant du prêt attribué à été intégralement acquitté, par anticipation, par l’Office, à la souscription de l’emprunt.

Quant à l’emprunteur défaillant, il établira auprès de l’Office un échéancier libéral à l’amiable. Celui-ci ne saisira, contre lui, aucun acte de pénalité financière, de saisie de ses biens ou de son logement (même s’ils sont sous crédit litigieux) ni aucune action d’assignation judiciaire.

Les contraintes exécutoires pour obtenir un effet de droit que l’on détient, créent la souffrance humaine. Elles entraînent la misère sociale et l’appauvrissement des personnes vulnérables, touchées par les aléas de la vie.

Je crois pour cela important que les dispositions exécutoires punitives en matière bancaire soient abrogées dans notre législation et dans le mieux vivre ensemble. L’initiative ne signifie en rien que l’on peut tout faire en matière financière. Elle justifie la bonne utilité de l’argent public par le prêt qu'elle couvre, sans apport personnel. En outre, elle représente un principe d'égalité des droits entre les citoyens, avec une exigence de soi-même.

Dans ce Congo humain à bâtir ensemble, d’autant que chaque habitant aura droit au revenu d’existence, l’emprunteur défaillant n’aura la possibilité d’obtenir un nouveau crédit que dès qu’il aura soldé le paiement du prêt non respecté. Ce dispositif simple et pertinent, vise à réguler le système bancaire, sans créer des situations détruisant les familles. (Les détails de ces grandes lignes d’actions, au sujet du droit au crédit pour tous, seront livrés ultérieurement).

En mettant la société en accord avec la demande sociale, nous devons renforcer la liberté des marchés, créer des banques variées et bâtir une industrie financière qui soient parmi les plus prestigieux du monde économique.Tout en levant l’obstacle de l’impôt oppressant la fortune régulière des affaires. Il nous faut rendre le fisc compréhensif, avec une base d’imposition juste et claire. Parce que, plus on prend aux riches, à terme ils deviennent pauvres. Et au bout du compte, c’est toute la société qui s’appauvrit. Une fiscalité pris dans ce sens, aboutira au résultat inverse à celui recherché.

Le marché congolais est encore limité pour s’en convaincre. Mais notre pays est brillant dans la création de la prospérité. Il est à même de faire son entrée dans les hautes sphères financières de la planète et des bourses des valeurs qui font et défont les taux d’intérêt.

Nous pouvons réussir cet objectif, par la maximalisation totale du capitalisme, dont nous devons en faire le premier moteur de notre économie. Nous disposons à cet égard un avantage comparatif indéniable. Le Congo est un « réservoir » de développement florissant, où tout reste à faire, dans la synergie des différents facteurs d’expansion pour attirer les investissements productifs.

Si nous menons à bien une politique de croissance forte, le Congo sera durablement immunisé de la crise que l’on vit. Faisons notre possible pour la mettre en chantier, afin que le Congo soit une société républicaine généreuse. Une société répondant au plus près des besoins des habitants et des attentes de nos partenaires au développement. Les attentes sur lesquelles nos pays peuvent mutuellement s’enrichir, cimenter les liens économiques et construire l’avenir commun.

Ne nous laissons donc pas tromper par des propos tendanciels et démotivants. Soyons lucides à saisir le dessin collectif. Il n’y a pas d’autre avenir meilleur que l’essor de la prospérité de tous.

Je comprends bien les attentes de chacun. Le temps n’empêchera pas l’aboutissement de nos perspectives. Les moyens d'y parvenir étant fixés, gardons la foi. Le développement prospère se fera à cour terme. Il sera supérieur aux attentes. Je tiens au bonheur du Peuple tout entier, de façon à préserver et à renforcer les acquis du capitalisme démocratique, quelles qu’en soient la tâche et les époques. Je veille au respect de la parole donnée, comme promis à la Nation. Et nul ne sera déçu.

En démocratie, on n’agit pas les uns contre les autres, nous devons mieux respecter la dignité de chacun, admettre les différences et humaniser les rapports entre le Citoyen et l’Etat. En privilégiant la fraternité et en remplaçant le mépris et l’outrage par la compréhension et le respect de l’autre.

Rien de notre vivre ensemble n’est possible sans l’effort de tous et la confiance qu’il nous faut témoigner au Président de la République dans la conduite du pays et dans le choix du Gouvernement d’action. Car, c’est dans l’action que le Congo reprendra confiance.

Dans un monde tourmenté par des inquiétudes, avançons la réalisation des Cinq Chantier avec l’objectif d’élargir l’alliance de l’«Arc de la liberté et de la prospérité», jusqu’aux confins de l’univers. Afin que sur la terre entière fleurissent les bienfaits d’un monde meilleur. Un monde capitaliste. Un monde généreux. Un monde de paix, de solidarité, offrant à tous le bonheur national.

Ensemble, oeuvrons pour le bâtir.

Alain Matumona

Congoavenir.com

Mise en ligne le 29.10.2008



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